Voyez le Lexique
■4. Les vaudevilles, c'est-à-dire les chansons (sens primitif du mot], et en particulier ici les chansons satiriques. Après avoir parlé de la satire, Boileau dit :
D'un trait de ce poëme, en bons mots si fertile, Le François, né malin, créa le vaudeville ;
DE nUELOUES USAGES. (33
Voudroit-oii le comparer au dépositaire qui trahit le dépôt, à un domestique qui vole l'argent que son maître lui envoie porter^? On auroit tort : y a-t-il de riiifaniie à ne pas faire une libéralité, et à conserver pour soi ce qui est à soi? Étrange embarras, horrible poids que le fidéicommis ! Si par la révérence des lois on se l'approprie, il ne faut plus passer pour homme de bien ; si par le respect d'un ami mort l'on suit ses intentions en le rendant à sa veuve, on est coiifidentiaire \ on blesse la loi. — Elle cadre donc bien mal avec l'opinion des hommes? — Cela peut être ; et il ne me convient pas de dire ici : « La loi pèche, » ni : h Les hommes se trompent''. »
[61] J'entends dire de quelques particuliers ou tle quelques compagnies : « Tel et tel corps se contestent l'un à l'autre la préséance ; le mortier - et la pairie se disputent le pas. » 11 me parolt que celui des deux qui évite de se rencontrer aux assemblées est celui qui cède, et qui sentant son foible, juge lui-même en faveur de son concurrent *•.
' « Porter à un créancier. » (Édit. 5''-G''.)
'' Cet alinéa et les trois précédents sont de la -je édition.
" Édition S*^-
Agréable indiscret, qui, conduit par le chant, Passe de bouche en bouche et s'accroît en marchant.
M. Armand Gasté a donné d'intéressantes études sur les origines du vaudeville ou vau-de-vire. {Étude sur Olivier Basselin et les compagnons du Vau-de-Vire ; les ISIoëls virois, par Jean Le Houx; Chansons normandes du xv'^ siècle, etc. Caen, iS62, 1866.)
1. « Confidentiaire, celui qui prête son nom pour posséder le titre d'un bénéfice, et en laisser le revenu à un autre. » (Furetière, Dictionnaire.)
2. Les présidents à mortier près le Parlement, en l'absence du roi, prétendaient le représenter, et, comme tels, avoir la préséance sur tous les simples particuliers.
64 DE OUELOUKS USAGES.
^&2] Typhon fournit un grand de chiens et de chevaux ; que ne lui fouinit-il point? Sa protection le rend audacieux ; il est impunément dans sa province tout ce qu'il lui plaît d'être % assassin, parjure; il brûle ses voisins, et il n'a pas besoin d'asile. 11 faut enfin que le Prince se mêle lui-même de sa punition '^ '.
[63] Ragoûts, liqueurs, entrées, entremets, tous mots qui devroient être barbares et inintelligibles en notre langue ; et s'il est vrai qu'ils ne devroient pas être d'usage en pleine paix, où ils ne servent qu'à entretenir le luxe et la gourmandise, comment peuvent-ils être entendus dans le temps de la guerre et d'une misère publique, à la vue de l'ennemi, à la veille d'un combat, pendant un siège? Où est-il parlé de la table de Scipion ou de celle de Marins? Ai-je lu quelque part que Miliiade, quÉpaminondas, quAgcsilas aient fait une chère délicate? Je voudrois qu'on ne fît mention de la délicatesse, de la propreté et de la somptuosité des généraux, qu'après n'avoir plus rien à dire sur leur sujet, et s'être épuisé sur les circonstances d'une bataille gagnée et d'une ville prise; j'aimerois même qu'ils voulussent se priver de cet éloge '^-.
■' On lit, dans la 8^ et la 9* édition, sans doute par une faute d'impression : « tout ce qui lui plaît d'être. » ^ Edition 4^ <= Édiiion 6^