‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 79 sur 146 · DE T II 1:0 PU U ASIE · texte numérisé non relu

DE T II 1:0 PU U ASIE

mines ' qu'il lui doit, il fait si bien qu'il y manque quatre dragnies -, dont il prolite. Mais dans ces ,<i;rands repas où il tant traiter toute une tribu ', il fait recueillir par ceux de ses domestiques qui ont soin de la table le reste des viandes qui ont été servies, pour lui en rendre conq)te^ : il seroit fâché de leur laisser une rave à demi mangée.

[XII]. Dr CONTRE -TE M PS.

Cet'ie ignorance du temps et de l'occasion est une manière d'aborder les gens ou iVagir avec cuXj toujours inconmiode et embarrassunte. Un importun est celui qui choisit le moment que son ami est accablé de ses propres aflaires pour lui parler des siennes; qui va souper chez sa maîtresse le soir même qu'elle a la fièvre; qui, voyant que quelqu'un vient d'être condamné en justice de payer pour un autre pour qui il s'est obligé, le prie néanmoins de répondre pour lui; qui comparoît pour servir de témoin dans un procès que l'on vient de juger; qui prend le temps des noces où il est invité pour se déchaîner contre les

traduite. 11 en résulte le sens suivant : « Il abuse de la complaisance de « ses amis pour se faire céder à bon marché des objets qu'il revend ensuite « avec profit. » (Schweighseuser.)

1. iMine se doit prendre ici pour une pièce de monnoie. (A'o/e de La Bruyère.) — Ce n'était pas une pièce, mais une somme de monnaie équivalant à cent drachmes, et à 90 francs de notre monnaie.

'2. Dragmes, petites pièces de monnoie, dont il en falloit cent à Athènes pour faire une mine. {Note de la Bruyère.)

3. Athènes était partagée en plusieurs tribus. Voyez (ch. xxviii), le chapitre de la Médisance. Thcophraste parle ici, non de tribu, mais de ■phralrie, c'est-à-dire d'une simple section de tribu. (i\'oie de la Bruyère.)

4. Le sens est : « Sur le service il demande une portion pour ses enfants. » (Stiévenart.)

femmes: qui enlraîne à la promenacle des gens à peine arrivés d'un long voyage cl qui ii aspirent quà se reposer; fort capable d'amener des marchands pour offrir d'une chose plus qu'elle ne vaut, après qu'elle est vendue; de se lever au milieu d'une assemblée pour reprendre un fait dès ses commencements, et en instruire k fond ceux qui en ont les oreilles rebattues et qui le savent mieux que lui ; souvent empressé pour engager dans une affaire des personnes qui, ne l'affectionnant point % n'osent pourtant refuser d'y entrer. S'il arrive que quelqu'un dans la ville doive faire un festin après avoir sacrifié -, il va lui demander wie portion des viandes cjuil a préparées ^. Une autre fois, s'il voit qu'un maître châtie devant lui son esclave : « J'ai perdu, dit-il, un des miens dans une pareille occasion : je le fis fouetter, il se désespéra et s'alla pendre. » Enfin il iiest propre qu'à commettre de nouveau deux personnes qui veulent s'accommoder, s'ils l'ont fait arbitre de leur différend. C'est encore une action qui lui convient fort que d'aller ])Yendre au milieu du repas, pour danser s un homme qui est de sang-froid et qui n'a bu que modérément \

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