‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 99 sur 146 · OOx àvaOôv TîoXuy.otoav'r, ' il; y.oiçavo; 'î'ttw · texte numérisé non relu

OOx àvaOôv TîoXuy.otoav'r, ' il; y.oiçavo; 'î'ttw

« Il n'est pas bon que plusieurs gouvernent; il ne faut qu'un maître. »

{Iliade, livre II, vers 204.)

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condition privée, de qui il croie avoir reçu quelque injure : « Cela, dit-il, ne se peut souflrir, et il faut que lui ou moi abandonnions la ville. » Vous le voyez se promener dans la place, sur le milieu du jour, avec les ongles propres, la barbe et les cheveux en bon ordre \ repousser fièrement ceux qui se trouvent sur ses pas, dire arec cliaf/ri/i aux premiers qu'il rencontre que la ville est un lieu où il n'y a pins moyen de vivre-, qu'il ne peut plus tenir contre l'horrible foule des plaideurs, ni supporter plus longtemps les longueurs, les crieries et les mensonges des avocats^, qu'il connnence à avoir honte de se trouver assis, dans une assemblée publique ou sur les tribunaux, auprès d'un homme mal habillé, sale et, qui dégoûte S et qu'il n'y a pas un seul de ces orateurs dévoués au peuple qui ne lui soit insupportable. Il ajoute que c'est Thésée», qu'on peut appeler le premier auteur de tous ces maux; et il fait de pareils discours aux étrangers qui arrivent dans la ville, comme à ceux avec qui il sympathise de mœurs et de sentiments.

1. Détail omis par La Bruyère : « Le manteau relevé sur l'épaule. » (Stiévenart.)

'2. Le texte ajoute : « à cause des sycophantes. »

3. Lignes omises : « Qu'il admire les hommes qui s'occupent des affaires publiques, et se demande ce qu'ils veulent; car le peuple est ingrat, et prend toujours parti pour qui lui donne. •>

4. Le texte ajoute : » H dit: « Quand cessera-t-on de nous écraser avec « les armements maritimes et les charges publiques. » (Stiévenart.)

5. Thésée avoit jeté les fondements de la république d'Athènes en établissant l'égalité entre les citoyens. {Xote de la Bruyère.) Le texte ajoute : « C'est lui qui a réuni les douze cités, et aboli la royauté. Aussi, par une juste punition, fut-il la i)rcinière victime.»

[XXYIl]. d'une tardive instruction.

// s'agit de décrire quelques inconvénients où tombent ceux qui, ayant méprisé dans leur jeunesse les seiences et les exercices, veulent réparer cette négligence dans un âge avancé 77^fr un travail souvent inutile. Ainsi un vieillard de soixante ans s'avise d'apprendre des vers par cœur, et de les réciter à table dans un festin S où, la mémoire venant à lui manquer, il a la confusion de demeui'er court. Une autre fois il apprend de son propre fds les évolutions qu'il faut faire dans les rangs à droit' ou à gauche, le maniement des armes, et quel est l'usage à la guerre de la lance et du bouclier"-. S'il monte un cheval que l'on lui a prêté, il le presse de l'éperon, veut le manier, et, lui faistint faire des voltes ou des caracoles, il tombe lourdement et se casse la tête. On le voit tantôt, pour s'exercer au javelot, le lancer tout un jour contre l'homme de bois '\ tantôt tirer de l'arc et disputer avec son valet lequel des deux donnera mieux dans un blanc avec des flèches, vouloir d'abord apprendre de lui, se mettre

^ C"est 1 "orthographe de La Bruyère.

i. Voyez le chapitre de la Bndalité. [Xote de la Bruyère.)

2. La Bruyère omet ici quelques détails : « Pour fêter un héros, il se joint à de jeunes étourdis dans les courses au flambeau. L'invite-t-on au temple d'Hercule? Manteau bas, il saisit le taureau, il veut lui tordre le cou. Il entre dans les palestres, et le voilà luttant. Aux tréteaux des jongleurs, il ne bouge pas durant trois ou quatre intermèdes, pour graver des airs dans sa mémoire. Aux initiations bachiques, quelle coquetterie il étale aux yeux de la prêtresse! Il a des maîtresses, enfonce leurs portos, se fait rosser par un rival, et porte plainte. » (Trad. Stiévenart.)

3. Une grande statue de bois qui était dans le lieu des exercices pour apprendre à darder. {Xote de La Bruyère.)

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ensuite ù l'instruire et à le corriger comme s'il étoit le plus habile. Enfin, se voyant tout nu au sortir d'un bain, il imite les postures d'un lutti'ui", et par le dcfaiit dltabitude, il les fait de ynauiuiisc grûcc, et il s'agite d'une manière ridicule.

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