DES CARACTÈRES DE LA BRUYÈRE
femmes vont plus loin en amour que la plupart (les hommes, 276. — L emportent sur les femmes en amitié, ibid. — Sont cause que les femme* ne s'aiment jjoint, ibid. — L'homme est plu;» fidèle au secret d'autrui qu'au sien propre , 277.
— Souvent veulent aimer et ne sauroieut y réussir, 289. — Ke vole pas des mêmes ailes pour sa fortune et pour des choses frivoles , 296. — Rougissent moins de leurs crimes que de leur.>v foiblesses et de leur vanité, 300. — Commencent par l'amour, finissent par l'ambition, 301. — Ne .se trouvent dans une assiette tranquille que lorsqu'ils nieiireiit, ibid. — N'aiment point à vous admirer, ils veulent plaire, 313. — Un honnête homme qui dit oui et non mérite d'être cru, 314. — Celui qui jure incessamment qu'il est homme de bien ne sait pas même le contrefaire, ibid. — Deux seuls posséderoient la terre,, qu'ils se disputeroient sur les limites, 324. — Ce qui les rend capables de secret, 335. — Deviennent riches et vieux en même temps, 352.
— Bâtissent dans leur vieillesse, et meurent quand ils en sont aux peintres et aux vitriers, ibid. — L'ambition suspend en l'homme les autres passions, 355. — Dans le mariage, par la disposition de sa fortune, se trouve souvent entre la friponnerie et l'indigence, 359 et suiv. — Sa triste condition dans la vie, 360. — Se regardent comme héritiers les uns des autres, 361. Caractère de l'homme de cour, 390. — Veulent
être esclaves quelque part , et puiser à la cour Je quoi dominer ailleurs , 392. — Tombent d'une haute fortune par les mêmes défauts qui les y avoient fait monter, 403. — De 1 homme nouveau à la cour et qui veut sccrèlement sa fortune. 415. — Semblent êlre convenus entre eux de se contenter des apparences, 424. — A bien peu de ressources en soi-même , 428. — La faveur le met au-dessus de ses égaux, et sa chute audessous, 429. — Un homme en place doit aimer son prince, sa femme, ses enfants, et après eux les gens d'esprit, II, 15. — Composent ensemble une même famille, 22. — Leur nature, 58. — Un homme inégal n'est pas un seul homme, ce sont plusieurs , 60. — Ne s'attachent pas assez à ne point manquer les occasions de faire plaisir, 72. — Il est difficile qu'un fort malhonnête homme ait assez d'esprit, ibid. — Difficulté de leurs rapports sociaux, 73. — Tout est étranger dans l'humeur, les mœurs et les manières de la plupart , ibicl. — Devroient être préparés à toute disgrâce, 74. — A quelques-uns l'arrogance tient lieu de grandeur; l'inhumanité, de fermeté ; et la fourberie, d'esprit, 75. — Il n'y a pour lui que trois événements, naître, vivre, et mourir; il ne se sent pas naître, il souffre à mourir, et il oublie de vivre, 81, 82. — Les trois temps de sa vie, ibid. et suiv. — Les choses du monde leur paroissent grandes parce qu'ils sont petits, 85. — Sont très-vains, et ne haïssent rien tant
DES CARACTÈnES DE LA RUUYÈIiE. 389 que de passer pour tels, 87. — Lhonime vain trouve son compte à dire du bien ou du mal de soi, ibid. — Un homme modeste ne parle point de soi, ibid. — N'avouent que de petits défauts, et encore ceux qui supposent en eux de grandes qualités , 88. — Pense hautement et superbement de lui-même, et ue pense ainsi que de lui-même, 90. — La santé et la richesse leur inspirent la dureté pour leurs semblables , 94. — Comptent presque pour rien les vertus du cœur, et idolâtrent les talents du corps et de l'esprit, 95. — Pourquoi ils admirent la bravoure et la libéralité, ibid. — De qui riiomme d'esprit peut être jaloux, 97. — Le preniicr dc{jré dans 1 homme après la raison, ce seroit de sentir qu'il l'a perdue, 98. — Différents d'eux-mêmes dans le cours de leur vie, 102. — La plupart emploient la première partie de leur vie à rendre l'autre misérable , 104. — La mollesse et la volupté naissent avec l'homme et ne finissent qu'avec lui, 106. — Après avoir renoncé aux plaisirs, ils les condamnent dans les autres, 107. — De leur commerce social, 118 et suiv. — Plus capable d'un grand effort que d'une longue persévérance, 119. — Savent encore mieux prendre des mesures que les suivre, ibid. — L'homme du meilleur esprit est inégal, 121. — Qui oscroit se promettre de les contenter?
123. — N'ont point de caractère; ou, s'ils en ont, c'est celui de n'eu avoir aucun qui soit suivi.