‹ Œuvres complètesChapitre 6 sur 55 · Il ne manque rien à un roi que les douceurs · texte numérisé non relu

Il ne manque rien à un roi que les douceurs

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d'une vie privée : il ne peut être consolé d'une si grande perte que par le charme de l'amitié, et par la fidélité de ses amis.

16. Le plaisir d'un roi qui mérite de l'être est de l'être moins quelquefois, de sortir du théâtre, de quitter le bas de saye ^ et les brodequins, et de jouer avec une personne de confiance un rôle plus familier 2.

17. Rien ne fait plus d'honneur au prince que la modestie de son favori.

18. Le favori n'a point de suite : il est sans engagement et sans liaisons. Il peut être entouré de parents et de créatures; mais il n'y tient pas : il est détaché de tout, et comme isolé.

19. [Une belle ressource pour celui qui est tombé dans la disgrâce du prince, c'est la retraite. Il lui est avantageux de disparoître , plutôt que de traîner dans le monde le débris d une faveur qu'il a perdue, et d'y faire un nouveau personnage si différent du

' Le bas de saye est la partie inférieure du saye, habillement romain appelé en latin sagitm. Ce bas de saye est ce qu'on nommait , sur nos théâtres , tonnelet, espèce de tablier plissé, enflé et circulaire , dont s'affublaient les acteurs tragiques dans les pièces romaines ou grecques.

2 Les princes et les rois jouent quelquefois, a dit Pascal. — Ils ne sont pas toujours sur leurs trônes; ils s'y ennuient. La grandeur a besoin d'être quittée pour être sentie. [Pensées, art. IX, n° XLIX, t. 1^', p. 194.)

premier qu'il a soutenu. Il conserve au contraire le merveilleux de sa vie dans la solitude; et mourant pour ainsi dire avant la caducité, il ne laisse de soi qu'une brillante idée et une mémoire a{;réable. Une plus belle ressource pour le favori disgracié que de se perdre dans la solitude et de ne faire plus parler de soi , c'est d'en faire parler ma{jnifii[uement, et de se jeter, s'il se peut, dans quelque haute et généreuse entreprise, qui relève ou confirme au moins son caractère, et rende raison de son ancienne faveur; qui fasse qu'on le plaigne dans sa chute et qu'on en rejette une partie sur son étoile i.]

20. Je ne doute point qu'un favori , s'il a quelque force et quelque élévation, ne se trouve souvent confus et déconcerté des bassesses, des petitesses, de la flatterie, des soins superflus et des attentions frivoles de ceux qui le courent, qui le suivent, et qui s'attachent à lui comme ses viles créatures; et qu'il ne se dédommage dans le particulier d'une si grande servitude, par le ris et la moquerie.

21. Hommes en place, ministres, favoris, me permct(rc/-vous de le dire? ne vous reposez point

I Les deux alinéas placés entre crochets [] ont été supprimés par l'auteur à partir de la sixième édition (1691). — JM. Walckcnaér, qui les a rétablis dans son excellente édition de 1845, pense qut La Bruyère les avait sacrifiés à la crainte de déplaire à Louis XIV, et que la raison n'existant plus, un éditeur soigneux est bien venu à les rétablir.

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sur vos descendants pour le soin de votre mémoire et pour la durée de votre nom : les titres passent, la faveur s'évanouit, les dignités se perdent, les richesses se dissipent, et le mérite dégénère. Vous avez des enfants , il est vrai , dignes de vous ; j'ajoute même capables de soutenir toute votre fortune : mais qui peut vous en promettre autant de vos petitsfils? Ne m'en croyez pas, regardez, celte unique fois, de certains hommes que vous ne regardez jamais, que vous dédaignez : ils ont des aïeuls, à qui, tout grands que vous êtes , vous ne faites C[ue succéder. Ayez de la vertu et de l'humanité; et si vous me dites : "Qu'aurons-nous de plus?» je vous répondrai : » De l'humanité et de la vertu. » Maîtres alors de l'avenir, et indépendants d'une postérité, vous êtes sûrs de durer autant que la monarchie; et dans le temps que l'on montrera les ruines de vos châteaux, et peut-être la seule place où ils étoient construits, l'idée de vos louables actions sera encore fraîche dansl'espritdespeuples; ils considéreront avidement vos portraits et vos médailles : ils diront : « Cet homme ', dont vous regardez la peinture , a parlé à son maître avec force et avec liberté, et a plus craint de lui nuire que de lui déplaire ; il lui a permis d'être bon et bienfaisant, de dire de ses villes : Ma bonne ville, et de son peuple : Mon peuple. Cet

I Le cardinal Georjjes d'Amboise, ministre de Louis XII.

autre dont vous voyez l'image ' , et en qui l'on remarque une physionomie forte, jointe à un air grave, austère et majestueux, augmente d'année à autre de réputation : les plus grands politiques souffrent de lui être comparés. Son grand dessein a été d'affermir l'autorité du prince et la sûreté des peuples par l'abaissement des grands : ni les partis, ni les conjurations, ni les trahisons, ni le péril de la mort, ni ses infirmités n'ont pu l'en détourner. Il a eu du temps de reste pour entamer un ouvrage , continué ensuite et achevé par l'un de nos plus grands et de nos meilleurs princes 2, l'extinction de l'hérésie^.

22, Le panneau le plus délié et le plus spécieux qui dans tous les temps ait été tendu aux grands par leurs gens d'affaires, et aux rois par leurs ministres, est la leçon qu'ils leur font de s'acquitter et de s'enrichir. Excellent conseil! maxime utile, fructueuse, une mine d'or, un Pérou, du moins pour ceux qui ont su jusqu'à présent l'inspirer à leurs maîtres!

23. C'est un extrême bonheur pour les peuples quand le prince admet dans sa confiance et choisit pour le ministère ceux même qu'ils auroient voulu lui donner, s'ils en avoient été les maîtres.

1 Le cardinal de Richelieu.

2 Louis XIV.

3 Allusion à la révocation de l'édit de Nantes (1685;.

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2-4. La science des ilclails , ou une diligfente attention aux moindres besoins de la république, est une partie essentielle au bon {jouvernemcnt , trop négligée à la vérité dans les derniers temps par les rois ou par les ministres, mais qu'on ne peut trop souhaiter dans le souverain qui lignore, ni assez estimer dans celui qui la possède. Que sert en effet au bien des peuples , et à la douceur de leurs jours , que le prince place les bornes de son empire au delà des terres de ses ennemis, qu'il fasse de leurs souverainetés des provinces de son royaume, qu'il leur soit également supérieur par les sièges et par les batailles, et qu'ils ne soient devant lui en sûreté ni dans les plaines ni dans les plus forts bastions; que les nations s'appellent les unes les autres, se liguent ensemble pour se défendre et pour l'arrêter, qu'elles se liguent en vain, qu'il marche toujours et qu'il triomphe toujours; que leurs dernières espérances soient tombées par le raffermissement d'une santé ' qui donnera au monarque le plaisir de voir les princes ses petils-fils soutenir ou accroître ses destinées, se mettre en campagne, s'emparer de redoutables forteresses, et conquérir de nouveaux Etals; commander de vieux et expérimentés capitaines , moins par leur rang et leur naissance que

ï Louis XIV avait été opéré de la fistule, en novembre 1686.

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par leur {jénie et leur sagesse; suivre les traces augustes de leur victorieux père, imiter sa bonté, sa docilité, son équité, sa vigilance, son intrépidité? Que me serviroit, en un mot, comme à tout le peuple, que le prince fût heureux et comblé de gloire par lui-même et par les siens, que ma patrie fût puissante et formidable, si, triste et inquiet, j'y vivois dans l'oppression ou dans l'indigence; si, à couvert des courses de l'ennemi , je me trouvois exposé dans les places ou dans les rues d'une ville au fer d'un assassin , et que je craignisse moins dans l'horreur de la nuit d'être pillé ou massacré dans d'épaisses forêts que dans ses carrefours; si la sûreté, l'ordre et la propreté, ne rendoient pas le séjour des villes si délicieux, et n'y avoient pas amené, avec l'abondance, la douceur de la société; si, foible et seul de mon parti, j'avois à souffrir dans ma métairie du voisinage d'un grand , et si l'on avoit moins pourvu à me faire justice de ses entreprises; si je n'avois pas sous ma main autant de maîtres et d'excellents maîtres pour élever mes enfants dans les sciences ou dans les arts qui feront un jour leur établissement; si, par la facilité du commerce', il m'étoit moins ordinaire de m'habiller

' La Bruyère donne ici ;\ Louis XIV un juste tribut d'clojjes pour les encouragements accordes à l'industrie de I(i63 jusqu'en 1672.

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de bonues êtof£es , et de me nourrir de viandes saines , et de les acheter peu ; si enfin , par les soins du prince, je n'etois pas aussi content de ma fortune, qu'il doit lui-même par ses vertus l'être de la sienne ?

25. Les huit ou les dix mille hommes sont au souverain comme une monnoie dont il achète une place ou une victoire : s'il fait qu'il lui en coûte moins, s il épargne les hommes, il ressemble à celui qui marchande et qui connoît mieux qu'un autre le prix de l'argent.

26. Tout prospère dans une monarchie où l'on confond les intèrèls de l'Etat avec ceux du prince.

27. Nommer un roi père du peuple est moins faire sou éloge que l'appeler par son nom , ou faire sa définition-.

28. 11 y a uu commerce ou un retour de devoirs du souverain à ses sujet.s, et de ceux-ci au souverain : quels sont les plus assujettissants et lesplus pénibles , je ne le déciderai pas. Il s'agit de juger, d'un côté, entre les étroits engagements durespect, des secours, des services, de l'obéissance, de la dépendance ; et d un autre, les obligations indispensables de bonté, de justice, de soins, de défense, de protection. Dire qu'un prince est arbitre de la vie des hommes, c est dire seulement que les hommes, par leurs crimes, deviennent naturellement soumis aux lois et à la justice, dont le prince est le dépositaire : ajouter qu'il est maître absolu de tous les biens de

ses sujets, sans égards, sans compte ni discussion, c'est le langage de la flatterie, c'est l'opinion d'un favori qui se dédira à l'agonie.

29. Quand vous voyez quelquefois un nombreux troupeau qui, répandu sur une colline vers le déclin d'un beau jour, paît tranquillement le thym et le serpolet, ou qui broute dans une prairie une herbe menue et tendre qui a échappé à la faux du moissonneur, le berger soigneux et attentif est debout auprès de ses brebis ; il ne les perd jias de vue, il les suit, il les conduit, il les change de pâturage : si elles se dispersent, il les rassemble; si un loup avide paroît, il lâche son chien qui le met en fuite; il les nourrit, il les défend; l'aurore le trouve déjà en pleine campagne , d'oii il ne se retire qu'avec le soleil : quels soins! quelle vigilance! quelle servitude ! Quelle condition vous paroît la plus délicieuse et la plus libre, ou du berger ou des brebis? le troupeau est-il fait pour le berger, ou le berger pour le troupeau? Image naïve des peuples et du prince qui les gouverne, s'il est bon prince.

Le faste et le luxe dans un souverain, c'est le berger habillé d'or et de pierreries , la houlette d'or en ses mains; son chien a un collier d'or, il est attaché avec une laisse d'or et de soie : que sert tant d'or à son troupeau ou contre les loups?

30. Quelle heureuse place que celle qui fournit dans tous les instants l'occasion à un homme de faire

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du bien ;'i tant de milliers d'hommes ! quel dangereux poste que celui qui expose à tous moments un homme à nuire à un million d'hommes!

31. Si les hommes ne sont point capables sur la terre d'une joie plus naturelle, plus flatteuse et plus sensible que de connoître qu'ils sont aimés; et si les rois sont hommes, peuvent-ils jamais trop acheter le cœur de leurs peuples?

32. Il y a peu de règles générales et de mesures certaines pour bien gouverner : l'on suit le temps et les conjonctures , et cela roule sur la prudence et sur les vues de ceux qui régnent : aussi le chefd'œuvre de l'esprit, c'est le parfait gouvernement; et ce ne seroit peut-être pas une chose possible, si les peuples, par Ihabitude où ils sont de la dépendance et de la soumission , ne faisoient la moitié de l'ouvrage.

33. Sous un très-grand roi, ceux qui tiennent les premières places n'ont que des devoirs faciles, et que l'on remplit sans nulle peine : tout coule de source; l'autorité et le génie du prince leur aplanissent les chemins, leur épargnent les difficultés, ei font tout prospérer au delà de leur attente : ils ont le mérite de subalternes.

34. Si c'est trop de se trouver chargé d'une seule famille , si c'est assez d'avoir à répondre de soi seul, quel poids, quel accablement, que celui de tout un royaume ! Un souverain est-il payé de ses peines

par le plaisir que semble donner une puissance absolue, par toutes les prosternations des courtisans? Je songe aux pénibles , douteux et dangereux chemins qu'il est quelquefois obligé de suivre pour arriver à la tranquillité publique ; je repasse les moyens extrêmes, mais nécessaires, dont il use souvent pour une bonne fin : je sais qu'il doit répondre à Dieu même de la félicité de ses peuples, que le bien cl le mal est en ses mains, et que toute ignorance ne l'excuse pas; et je me dis à moi-même : « Voudrois-je régner?» Un homme un peu heureux dans une condition privée devroit-il y renoncer pour une monarchie? N'est-ce pas beaucoup pour celui qui se trouve en place par un droit héréditaire, de supporter d'être né roi?

35. Que de dons du ciel ne faut-il pas pour bien régner! Une naissance auguste ', un air d'empire et d'autorité, un visage qui remplisse la curiosité des peuples empressés de voir le prince, et qui conserve le respect dans le courtisan; une parfaite égalité d'humeur, un grand éloignement pour la raillerie piquante, ou assez de raison pour ne se la permettre point; ne faire jamais ni menaces ni reproches, ne point céder à la colère, et être toujours obéi ; l'esprit facile, insinuant; le cœur ouvert, sincère, et dont on croit voir le fond, et ainsi très-propre à se faire

ï Portrait de Louis X!V.

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(les amis, îles créatures et des alliés; être secret toutefois, profond et impénétrable dans ses motifs et dans ses projets : du sérieux et de la gravité dans le public; de la brièveté , jointe à beaucoup de justesse et de dignité, soit dans les réponses aux ambassadeurs des princes, soit dans les conseils; une manière de faire des grâces qui est comme un second bienfait; le choix des personnes que l'on gratifie; le discernement des esprits , des talents , et des complexions pour la distribution des postes et des emplois; le choix des généraux et des ministres : un jugement ferme, solide, décisif dans les affaires, qui fait que l'on connoît le meilleur parti et le plus juste ; un esprit de droiture et d'équité qui fait qu'on le suit jusques à prononcer quelquefois contre soi-même en faveur du peuple, des alliés, des ennemis; une mémoire heureuse et très-présente qui rappelle les besoins des sujets, leurs visages, leurs noms, leurs requêtes : une vaste capacité qui s'étende non-seulement aux affaires de dehors, au commerce, aux maximes d'État , aux vues de la politique , au recu- Icment des fronlières par la conquête de nouvelles provinces, et à leur sûreté par un grand nombre de forteresses inaccessibles; mais qui sache aussi se renfermer au-dedans, et comme dans les détails de tout un royaume; qui en bannisse un culte faux^,

• Nouvelle allusion à la révocation de l'édit de Nantes.

suspect, et ennemi de la souveraineté, s'il s'y rencontre ; qui abolisse des usages cruels et impies, s'ils y régnent ■ ; qui réforme les lois et les coutumes, si elles éloient remplies d'abus-; qui donne aux villes plus de sûreté et plus de commodités par le renouvellement d'une exacte police, plus d'éclat et plus de majesté par des édifices somptueux : punir sévèrement les vices scandaleux; donner, pai son autorité et par son exemple, du crédit à la piété et à la vertu; protéger l'Eglise, ses ministres, ses droits, ses libertés"'; ménager ses peuples comme ses enfants; être toujours occupé de la pensée de les soulager, de rendre les subsides légers, et tels qu'ils se lèvent sur les provinces sans les appauvrir: de grands talents pour la guerre; être vigilant, appliqué, laborieux; avoir des armées nombreuses, les commander en personne, être froid dans le péril, ne ménager sa vie que pour le bien de son Etat, aimer le bien de son Etat et sa gloire plus que sa vie : une puissance très-absolue, qui ne laisse point d'occasion aux brigues, à l'intrigue et à la cabale; qui Ole cette distance infinie qui est quelquefois

1 Ordonnances de 1651, 16T0 et 1679, contre le duel.

2 Les ordonnances de 1667 à 1685 : civiles, des eaux et forêts, du commerce, de la marine et des colonies, d'instruction criminelle, le code noir.

3 Allusion à l,j déclaration du clerjjc en 1682, sur les libertés de l'Ejjlise gallicane.

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entre les grands et les petits, qui les rapproche, et sous laquelle tous plient également : une étendue de connoissances qui fait que le prince voit tout par ses yeux, qu'il agit imnicdiatement et par lui-même, que ses généraux ne sont, quoique éloignés de lui, que ses lieutenants, etlesministresquesesministres : une profonde sagesse qui sait déclarer la guerre , (jui sait vaincre et user de la victoire, qui sait faire la paix, qui sait la rompre; (jui sait quelquefois, et selon les divers intérêts, contraindre les ennemis à la recevoir; qui donne des règles à une vaste ambition, et sait jusqu'où l'on doit conquérir : au milieu d'ennemis couverts ou déclarés se procurer le loisir des jeux , des fêtes, des spectacles; cultiver les arts et les sciences, former et exécuter des projets d'édifices surprenants : un génie enfin supérieur et puissant qui se fait aimer et révérer des siens , craindre des étrangers; qui fait d'une cour, et même de tout un royaume, comme une seule famille unie parfaitement sous un même chef, dont l'union et la bonne intelligence est redoutable au reste du monde: ces admirables vertus me semblent renfermées dans l'idée du souverain. Il est vrai qu'il est rare de les voir réunies dans un même sujet : il faut que trop de choses concourent à la fois, l'esprit, le cœur, les dehors, le tempérament; et il me paroît qu'un monarque qui les rassemble toutes en sa personne est bien digne du nom de Graxd,

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