‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 12 sur 563 · I ON · texte numérisé non relu

I ON

Syracuse un moment ne peut donc respirer ! Vous me l'aviez promis , et j'osais l'espérer, Que d'une longue paix nous goûterions les charmes. Nos périls sont finis, mais non pas vos alarmes. Carthage, dites-vous, trouble votre repos! Voulez-vous \s confondre et braver ses complots; Cultivez dans ces murs la paix et l'abondance: Faites à vos sujets aimer leur dépendance ; Et quoi qu'osent tenter vos jaloux ennemis , Si ce peuple est heureux , il vous sera soumis.

DEN YS

S'il est heureux! Dion; ne devrait-il pas l'être? Mais dans son bienfaiteur il déteste son maître.

DION

Il l'aimait dans Gélon. A lui plaire occupé,

Ce roi lui fit chérir un pouvoir usurpé.

Au milieu de son peuple il marchait sans alarmes :

Ses vertus, leur amour, étaient ses seules armes.

Il n'éloignait de lui que les lâches flatteurs.

Il écoutait le peuple , et non ses délateurs.

Jamais , à son réveil , .sa garde redoublée

Ne décelait une ame inquiète et troublée;

Et comme autour de lui tout reposait en paix .

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