‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 141 sur 563 · OCTAVE, ANTOINE, OCTAVIE · texte numérisé non relu

OCTAVE, ANTOINE, OCTAVIE

Apprenez mon triomphe et le vôtre, Ma sœur.

OCTAVIE, épouvantée.

Ah ! que la paix vous rende l'un à l'autre; Tous mes vœux sont remplis. Mais, hélas! je prévoi....

O CTAVE.

<^ui peut vous afliiger? et d'où vient cet effroi?

i8G CL KO l'A TUE.

O CTAV I E.

Du lioiil)le «'pr)uv;ml;ilj|«' où j'ai laisse- la reine. Venez, rassurez-la, rimn frère; et qu'elle apprenne Qu'i:lle n'a point en vous un funeste ennemi. Sur (juel(|ne avis serret «Uuit son rœur a frémi, .l'ai vu d'uu voile épais son anie enveloppée; De noirs pressentiments elle paraît frappée; Son visage s'altère et chanji;e <le couleur; Un feu livide perce à travers sa pâleur; Son fiont paraît {:;laeé , mais ses yeux étinrellent; D lin sombre égarement les marrpjes s'v décèlent. On dit <\up du sénat redoutant les décr(;ts, De sa mort en silence elle fait les apprêts.

ANTOINE

Octavie ! ah ! combien vous me rendez coupable ! Combien tant de grandeur me confond et m'accable! Mais je vois Cléopâtre au moment de périr; Rien ne m'est plus sacré que de la secourir, Trop indigne de vous, et trop indigne d'elle, Si je portais la mort dans un cœur si fidèle.

O CTAVE.

Ainsi sur ta promesse on se repose en vain ?

Je ne t'ai point promis de lui percer le sein. Laisse-moi la tirer de cette horreur profonde; Nous songerons après à l'empire du monde.

( // sort. 'î

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