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Ce bùclier on jx rit le vcngcdr d»; la lorrc, Les cris aflreiix (rilcrciilc implorant le tonnerre, Ses regards fniionx, ses traits défigurés, En lambeaux par ses mains ses membres déchirés, Enfin, dans les aciès d'une rage insensée, Sa malédiclion sur ma tète lancée, Sont autant de témoins soulevés contre moi. J'atteste la nature, et l'amour, et la foi; Je les atteste en vain : le barbare Eurysthée M'abhorre, et veut, par-tout, <|ue je sois détestée. Sa haine infatigable en tout lieu nous poursuit. Le crime nous assiège , et la pitié nous fuit. Ainsi , traînant par-tout sa misère profonde , Le sang de Juj)iter est le rebut du monde.
Espérez tout d'un roi qui sut, presqu'en naissant. De quel prix est dans l'homme un cœur compatissant. Il n'a point oublié qu'exilé dansl'Eubée, Aux mains de l'étranger son enfance est tombée : Il n'a point oublié que son père, aux enfers, Par l'amitié d'Hercule a vu briser ses fers; Que des rois le plus juste et le plus secourable, Thésée, aux suppliants fut toujours favorable; Qu'ennemi des tyrans, il les a combattus. Digne sang d'iui héros, il eu a les veilus; Et son illustre fils vient de vous faire entendre Quel appui dans ces lieux vous avez droit d'attendre. Que n'avez-vous pu voir avec quelles couleurs A la cour de son père il a peint vos malheurs ! La honte de la Grèce esclave d'Eurysthée, La majesté des dieux par leur sang attestée , L'inviolable droit des asyles sacrés.
Des enfants , une mère , au désespoir livrés , Un intérêt encore et plus vif et plus tendre. Pénétraient tous les cœurs étonnés de l'entendre.