‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 171 sur 563 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

lOLAS, COPRÉE.

lO L AS.

Qui t'a fait demander à me voir?

Viens-tu de ton tvran m'étaler les promesses? Ou viens-tu m'annoncer ses fureurs veng;eresses? Au sang qu'il a proscrit dévoué pour jamais, Je brave ses fureurs, j'abhorre ses bienfaits Sa mort est mon espoir, sa vie est mon supplice. Tel est mon cœur. Essaie à t'en faire un complice.

Ce ser.nit mal connaître un homme tel que toi, Que prétendre ébranler son courage ou sa foi. Envoyé d'un Ivran , qui n'est que trop à craindre , A parler sou langage il m'a fallu contraindre. Mais libre diin emploi dont mon cœur a frémi, J'ai voulu sans témoins te parler en ami.

I o L A s , avec un dédain ainer.

En ami !

CpPRKK.

Penses-tu que ta triste patrie Du barbare Eurysthée approuve la furie?

lOLAS.

La servir, n'est-ce pas l'approuver?

COPRÉE.

Ah ! sans toi , Son règne était passé. Tu nous a perdus.

1 OLAS.

Moi!

Le jour qu'à ces enfants tu fis prendre la fuite , Le peuple était ému , la garde était séduite : Tu n'avais qu'à paraître; et par un coup d'éclat .

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