SCÈNE II
lOLAS, COPRÉE.
lO L AS.
Qui t'a fait demander à me voir?
Viens-tu de ton tvran m'étaler les promesses? Ou viens-tu m'annoncer ses fureurs veng;eresses? Au sang qu'il a proscrit dévoué pour jamais, Je brave ses fureurs, j'abhorre ses bienfaits Sa mort est mon espoir, sa vie est mon supplice. Tel est mon cœur. Essaie à t'en faire un complice.
Ce ser.nit mal connaître un homme tel que toi, Que prétendre ébranler son courage ou sa foi. Envoyé d'un Ivran , qui n'est que trop à craindre , A parler sou langage il m'a fallu contraindre. Mais libre diin emploi dont mon cœur a frémi, J'ai voulu sans témoins te parler en ami.
I o L A s , avec un dédain ainer.
En ami !
CpPRKK.
Penses-tu que ta triste patrie Du barbare Eurysthée approuve la furie?
lOLAS.
La servir, n'est-ce pas l'approuver?
COPRÉE.
Ah ! sans toi , Son règne était passé. Tu nous a perdus.
1 OLAS.
Moi!
Le jour qu'à ces enfants tu fis prendre la fuite , Le peuple était ému , la garde était séduite : Tu n'avais qu'à paraître; et par un coup d'éclat .