‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 177 sur 563 · ID · texte numérisé non relu

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228 LES HERACLIDES.

Dans l'exil, dans les fers, je vais traîner mes jours.

Athéniens, soyez leur a|)|)iii, leur refuj^e;

Et qu'on me traite seule en esclave transfuge.

Ma crédule imprudence et ma témérité,

Quel que soit mon malheur, l'auront trop mérité.

Viens, barbare, à ton roi moi-même je me livre.

Si c'est moi qu'il attend, je consens à te suivre.

S'il a craint ma fureur, le voilà rassuré.

Viens. Adieu, mes enfants. Mon cœur est déchiré!

STtNÉLUS.

Non, madame, et ce peuple est touché de vos larmes. Allez , Coprée : Argos peut reprendre les armes.

COPRtE.

Prince, on suit à votre âge un penchant généreux, Sans daigner en prévoir les écueils dangereux. Mais de tels dévoùments coûtent bien des victimes; Et ces grandes vertus font souvent de grands crimes.

( Il sort. )

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