‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 191 sur 563 · ACTE III, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IV

nÉsroPHON.

C'est aux dieux à changer. .lalotix de leur ouvrage, N'auraient-ils pris plaisir à former leur image. Ne l'auraient-ils offerte aux regards des mortels, Que pour la voir détruire au pied de leurs autels? Ah! ma fille!

OL YM PI E.

Tournez cette pitié sensible Sur une mère, hëlas ! dont le sort est horrible. Consolez un héros dont mon cœur fut charmé. Que je le plains , s'il m'aime autant qu'il est aimé! Dites-lui qu'au tombeau j'emporte son image; Qu'entre une mère et lui mon ame se partage. Témoin de mon amour, témoin de mes douleurs, Rendez-lui mes adieux , confiez-lui mes pleurs; Dites-lui, qu'effrayé du coup cjui nous sépare, Mon cœur s'est révolté contre une loi barbare ; Dites-lui que la fille et d'Hercule tt des dieux N'a cherché qu'en tremblant un Irépas glorieux. Ne m'attribuez point un orgueil qui le blesse. Il verra plus d amour dans un peu de faiblesse. Je lui lègue une mère : il sera son "appui. Si sa fille eût pu vivre , elle eût vécu pour lui. Mais pourquoi s'attendrir? Ce ne sont point des larmes Qui doivent assurer le succès de vos armes; Et ce n'est point à vous à pleurer sur mon sort, Quand je vole à la gloire en m'offrant à la mort. La route à tous les deux en doit paraître aisée. Je suis fille d'Hercule, et vous fils de Thésée. Allez, seigneur; pressez ce glorieux instant D'un front aussi serein que ma vertu l'attend.

FIN nu TKOTSIKME ACTE.

2/i4 LES HEUACLIDES.

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