DÉJA^NIRE, DÉMOPHON, OLYMPIE
DÉ J A N I R E
Seigneur, j'ai tout appris; c'est en vous rpie j'espère. Je me jette à vos pieds.
DÉMOPHON
Troj) malheiueuse mère !
DÉ J A N I R K
Plus malheureuse , hélas ! qu'on ne peut concevoir.
Par l'excès de mes maux laissez-vous émouvoir.
Vous voyez devant vous le charme de ma vie.
Si dans mon désespoir ma fille m'est ravie ,
Mes enfants vont pleurer et leur mère et leur sœur.
Elle seule à mes maux mêlait quelque douceur.
Vinyt fois, prête à céder à ma douleur mortelle,
J'ai regardé ma fdle , et j'ai vécu pour elle.
A son sort pour jamais mon sort est attaché.
Avec elle, seigneur, le jour m'est arraché.
Mais quel dieu peut vouloir que l'innocent périsse!
S'ils ont soif de mon sang, que la source en tarisse.
Ce n'est point votre sang que demandent les dieux.
N'osez-vous démentir un oracle odieux ?
Eh! quoi! si dans leur tem])le un fourhe assez farouche
Prête son anie au dieu que fait parler sa bouche ,