ACTE V, SCENE III. ■j.bn
DÉMOPHON, lOLAS, DÉJANIRE et ses enfants.
DÉMOPHON, regardant Déjanire.
Que vois-je ?
déjanire.
Elle expire , et je vis !
DÉMOPHON
Venez , faibles enfants, trop long-temps poursuivis : C'est à moi de'sormais à vous servir de père. Embrassez , ranimez , consolez votre mère.
DÉJANIRE
Mes enfants, mes enfants , vous n'avez plus de sœur.
Les dieux de la revoir vous ôtent la douceur.
C'est pour vous, c'est pour moi qu'elle a perdu la vie.
Et de sa mort dans peu ma mort sera suivie.
Vous n'avez plus de mère.
DÉMOPHON
Hélas! du moins pour eux, Faites sur vous , madame , un effort généreux. Quoi! tandis qu'à la mort leur sœur pour eux se livre, Vous, mère, à vos enfants vous refusez de vivre!
déjanire.
Je ne puis rien pour eux. Je sens que ma douleur Ne ferait qu'ajouter à leur propre malheur. Aux dieux depuis long-temps mon existence pèse; Et je sais mieux que vous comment on les appaise.
Théâtre. I.
258 LES in: Il A.CMDES.
EUMÈNE, DÉMOPHON, lOLAS, DÉJANIRE et