‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 207 sur 563 · ACTE V, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE V

De mon départ soudain je la trouve alarmée. « Amis , voici la fille et d'Hercule et des dieux , « Ai-je dit : combattons, triomphons à ses yeux. » A ces mots, ou plutôt à l'aspect d'Olympie, D'une intrépide ardeur mon armée est remplie. On fait sonner la charge , on se mêle , on combat; Mon ame avait passé dans le sein du soldat. Tout fléchit sous nos coups, et la fille d'Alcide, A travers les dangers, est l'astre qui nous guide. Eurysthée a péri. Le ciel m'a protégé.

Si j'étais criminel , il se serait vengé ; Mais pouvait-il en moi punir, comme un outrage, Le soin de conserver son plus parfait ouvrage ?

Peuple , enfin vous voyez par quel art odieux , En trompant les humains on outrage les dieux. Jusqu'au pied des autels redoutons l'imposture , Et pour premier oracle écoutons la nature.

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