‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 243 sur 563 · I LIK · texte numérisé non relu

I LIK

Cet autel frémirait.

Il a reçu les vœux que mon cœur trahirait.

PALL A NTE.

A qui donc croyez-vous que ce nœud vous engage ?

Téméraire! à ma gloire épargnez ce langage. .,. •

Il me suffit à moi que mon cœur soit lié.

PALLAKTE. . '

Ce lien fut coupable : il doit être oublié.

Cruel, vous abusez du malheur où nous sommes.

Je saisis le moment où les rois sont des hommes.

Doutez-vous que mon père, à votre ambition, Ne paie en roi le prix d'une belle action?

PALI, ANT E

Oui , madame , à douter malgré moi tout m'invite. ' -

Et pourquoi mieux que vous voulez-vous qu'il s'acquitte?

N'êtes- vous pas pour moi l'exemple des ingrats ?

Après que j'ai remis un père entre vos bras.

Quand je vais dissiper l'obscurité profonde , ■*

Qui devait à jamais le dérober au monde;

Quand je veux bien encore, au péril de mes jours,

A travers mille morts voler à son secours ,

Briser ses fers, enfin lui rendre un diadème, '^'^

Que sans vous, que sans lui, je puis ceindre moi-même ;

Ne refusez-vous pas de vous donner pour lui,

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