‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 250 sur 563 · ACTE IV, SCENE VI. 3ii · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE VI. 3ii

Albe et Rome à jamais, par les nœuds les plus saints, Vont unir leur puissance et hâter leurs destins.

RO MU LU s.

Toi, qui prends à mon sort un inte'rèt si tendre. Ne peux-tu m'éclaircir ce qu'on m'a fait entendre? Ce qu'au fond de mon cœur je brûle de savoir?

AMULIU s.

Parle.

RO MU LU s.

Dès mon enfance , on me laisse entrevoir Qu'un grand roi, mon aïeul, trahi par un perfide....

AMUL I us.

Je frémis.

Est tombé sous le glaive homicide; Et que l'auteur du crime au supplice échappé. Règne, et brave les dieux sur un trône usurpé. Quel est-il? En quel lieu triomphe ainsi le crime? Le sais-tu?

AMULIU s.

Je pourrai te livrer ta victime.

Dans son sang odieux je pourrai me baigner?

AM u Li u s.

Peut-être, en le voyant, voudras-tu l'épargner. Venez , venez , madame.

Page 1