‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 255 sur 563 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

ILIE, AMULIUS.

*w/L I , madame, il est temps que le crime s'expie. Punissez-moi. Je suis ce ravisseur impie Qui , sous le nom d'un dieu , dans un temple introduit . Abusai lâchement d'un cœur faible et séduit.

Juste ciel !

A AI u 1. 1 u s.

Ce n'est point au ciel que je m'adresse; Il pardonne sans doute un excès de tendresse. Dans les folles ardeurs de la jeune saison , Le transport, le délire où tomba ma raison, Le trouble de mes sens et leur fougue invincible, Demandaient grâce aux dieux jjour un cœur trop sensible; Et par ce long tourment que vous m'avez causé , Vesta même a dû voir son courroux appaisé. Mais de ces dieux, pour moi, l'inutile indulgence Laisse encor dans vos mains les droits de la vengeance ; Et je viens sans murmure en subir la rigueur. Exercez-la. Le crime est enctTr dans mon cœur, Puisque avec tous ses feux mon amour s'y ranime.

Page 1