‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 268 sur 563 · ACTE V, SCENE X · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE X

ROMULUS

Non, sur le trône assis, plein de gloire et d'années,

Vous remplirez en paix vos grandes destine'es;

Et désormais, seigneur, c'est moi qui vous défends.

Mais il faut renoncer à revoir vos enfants,

Ou laisser dans leurs bras mourir votre colère.

ILIE.

Épargnez mon époux.

ROMULUS

Pardonnez à mon père.

Il s'est laissé fléchir. Cédez à votre tour, Au cri de la nature , aux larmes de l'amour.

NUMI TO R.

Tout mon sang me trahit.

Tout votre sang réclame Le prix de sa tendresse et ses droits sur votre ame.

NU5IITOR.

Cruels! vous oubliez tout ce que j'ai souffert.

ILIE.

Et lorsque devant moi le tombeau s'est ouvert, Mon père !

NU M I T o R.

Accable-moi de cet affreux reproche.

ILIE.

L'appareil de ma mort , son aspect , son approche , Que dis-je ? Et mes enfants de mes bras arrachés. Et leurs jours qu'au berceau j'avais cru voir tranchés, Et tout le désespoir de leur sensible mère. M'ont-ils fait oublier que vous étiez mon père? Les dieux me sont témoins que mes cris gémissants Etaient pour vous encor les vœux les plus pressants ; Et mon dernier soupir ne leur eût fait entendre Oue les accents plaintifs de l'amour le plus tendre.

33o NUMITOII.

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