‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 293 sur 563 · DIDON, KNÉE, ÉLISE, PHÉNICE · texte numérisé non relu

DIDON, KNÉE, ÉLISE, PHÉNICE

n I n o N , h Etn'e.

Au comble de la j^'loirc, au milieu des plaisirs,

Quand rion ne manque à nos désirs, Enéc ! ah ! de quels yeux tu revois ton amante !

K N K E , a Didon , indicée.

Le fils de Jupiter est tombé sous mes coups : Ce dieu, pour le venger, me sépare de vous. A peine de son sang la terre était fumante , Le tonnerre a grondé dans les plaines de l'air; Du haut des cieux Mercure est descendu lui-même,

Et m'a dicté la loi suprême

Que me prescrivait Jupiter.

Didon, ce n'est point un prestige, jj I u o N , indignée.

Non , c'est un indigne détour.

ÉNÉE

Ah ! croyez....

ÉNlf. E.

Laisse-moi, va, laisse-moi, te dis-je.

Tu peux m'abandonner ; tu le peux sans retour. Tu crois dans ces climats ta gloire ensevelie;

Tu brûles de voir l'Italie.

Je ne te retiens plus. Quel prix de tant d'amour !

Perfide ! en me voyant si faible , si crédule , Que ne m'annonrais-tu ton funeste dessein?

Indigne du feu qui me briile , Pourquoi l'aNoir toi-même allumé dans mou sein? Aux mânes d'un époux tu me rends infidèle ; Tu me fais de vingt rois blesser l'orgueil jaloux ;

Page 1