‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 296 sur 563 · DI D G N · texte numérisé non relu

DI D G N

C'en est donc fait, Enée? O funeste silence! L'insensible ! Et Vénus te donna la naissance !

Non , par les tigres allaité ,

Ton cœur en a la cruauté.

Délivre-moi de ta présence , Fuis. Mais tremble , cruel ! mon ombre te suivra. A toute heure , en tout lieu , fût-ce au bout de la terre , Je te livre en mourant une éternelle guerre,

Et ma fureur me survivra.

Puissent renaître de ma cendre Des vengeurs altérés du sang de tes neveux !

Qu'ils portent le fer et les feux

Au rivage où tu vas descendre ;

C'est là le dernier de mes vœux.

( Elle sort. ) ♦

ÉNÉE

Ah ! dans la fureur qui l'aninre , Que ne peut de son cœur tout le feu s'exhaler!

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