DI D G N
C'en est donc fait, Enée? O funeste silence! L'insensible ! Et Vénus te donna la naissance !
Non , par les tigres allaité ,
Ton cœur en a la cruauté.
Délivre-moi de ta présence , Fuis. Mais tremble , cruel ! mon ombre te suivra. A toute heure , en tout lieu , fût-ce au bout de la terre , Je te livre en mourant une éternelle guerre,
Et ma fureur me survivra.
Puissent renaître de ma cendre Des vengeurs altérés du sang de tes neveux !
Qu'ils portent le fer et les feux
Au rivage où tu vas descendre ;
C'est là le dernier de mes vœux.
( Elle sort. ) ♦
ÉNÉE
Ah ! dans la fureur qui l'aninre , Que ne peut de son cœur tout le feu s'exhaler!