UN POURSUIVANT
II vient de périr sur ces bords ; Et cet étranger vous l'atteste.
,ou PÉNÉLOPE.
PhN fcLO i'E.
Luil
r I. Y SSE, à Né.sus.
Cruel! ah! pourquoi dissiper son erreur?
Ulysse est mort !
ULYSSE
Je suis le déplorable reste De son vaisseau brisé par les vents en fureur.
PÉNÉLOPE
Vieillard, à m'accabler peut-être on vous engage.
Déjà, pour complaire à ces rois,
Des étrangers, plus d'une fois,
M'ont tenu le même langage.
L'homme, dans le malheur, est si faible à votre âge;
Et sur lui la crainte et l'espoir
Ont quelquefois tant de pouvoir!
Intimidé, séduit, avec ces rois , peut-être,
Sans le vouloir, vous conspirez.
Ah ! vous ne savez pas quel cœur vous déchirez. Si ce n'est qu'une erreur, faites-la-moi connaître. Il en est temp's encor. Ma vie ou mon trépas
Dépend de vous, n'en doutez pas :
Un mot , un seul mot en décide.
Je vous vois attendri ; vous semblez me cacher L'horreur que vous inspire une trame perfide. Vous le plaignez , ce cçeur que l'on veut m'arracher Par pitié de mes jours , que vous allez trancher, Parlez. Ici des dieux la majesté réside : Vous n'avez sous leurs yeux nul danger à courir.
Soyez sincère en assurance. Ulysse est-il vivant ? Ma débile espérance
Doit-elle revivre ou mourir?
ULYSSE, IjOS.
O dieux! soutenez mou couraçe.