‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 34 sur 563 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

DENYS LE JEUNE, Gardes.

DENYS LE JEUNE

Oui , de quelque rigueur que mon père m'accable ,

Je dois lui révéler ce complot redoutable.

O nature! ô devoir! vous suis-je assez soumis?

Je trahis Arétie et je perds mes amis.

Mes amis! dieux! quel nom donné-je à des rebelles,

Ennemis de mon sang , à mon père infidèles ?

Ingrat! et c'est pour toi qu'ils l'ont voulu trahir.

Non , généreux vieillard , je ne ])uis te haïr.

Ton aveu£;le amitié t'entraînait dans le crime ;

Mais ce n'est pas à toi d'en être la victime.

Instruit de tes desseins, je dois les prévenir;

Mais de m'avoir aim«- j<' ne puis U- jxinir. if nommerai le crime et non j)as le toiipable Non, la mort à mes \«nx présente, inévitable

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