‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 35 sur 563 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

DENYS, DENYS LE JEUNE, Gardes.

Abaisse , malheurenx , ce regard menaçant.

DENYS LE JEUNE

La honte suit le crime; et je suis innocent.

DENYS

Parle. Que me veux-tu?

DENYS LE JEUNE

Vous sauver.

DENYS

Toi!

DENYS LE JEUNE

Moi-même ; Moi , que vous haïssez, mon père, et qui vous aime. Chargé d'indignes fers, de gardes entouré, A l'opprobre , à la mort près de me voir livré , Je ne viens point ici dans un juge sévère Émouvoir, par mes pleurs , les entrailles de père. Mieux que moi la nature eût pu vous appaiser; Et si vous l'écoutiez , elle eût su m'excuser. Mais incertain des jours que votre arrêt me laisse , Et justement troublé du péril qui vous presse, J'ai cru devoir saisir , pour vous le dévoiler , Le seul instant , peut-être , où je puis vous parler. Vous êtes menacé ; contre vous l'on conspire.

DEN Y s.

Qui peut l'oser?

DENYS LE JEUNE

J'ai dit ce que j'ai dû vous dire.

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