ACTE III, SCENE II
Avec plaisir chez lui sans doute il me revoit, Puisqu'il a la bonté de vouloir que j'y reste.
( bas. ) Pourquoi suis-je venu? complaisance funeste!
Z ÉMI RE.
Il est donc bien hideux? bien effroyable? ALI, rt haute voix.
Non !
zi':mire.
Tu me l'as dit.
ALI, de même.
Moi? dieu m'en garde! On le croirait d'abord; mais plus on le regarde..,. Il a l'air noble ; il est bien fait , dans sa façon. Je n'ai pas trop vu son visage; Mais il est jeune , il est galant :
On a toujours assez de quoi plaire à son âge.
Du reste , il est riche , opulent ; 11 aime le bon vin : c'est d'un heureux pre'sage, Car toujours un buveur a le cœur excellent.
Courage! allons, mademoiselle.
Vous l'apprivoiserez : vous êtes jeune et belle. Tenez-vous droite en le voyant; Faites-lui bien la révérence ; Et de le trouver effrayant Gardez-vous d'avoir l'apparence :
Cela ne serait pas honnête. Il vous dira....
Que sais je? ce qu'il lui plaira.
Répondez-lui d'un air.... là.... d'un ton qui le touclie ; [^has.) Car il est tant soit peu farouche.
Mais sur-tout soyez mon appui ; Et de me dévorer s'il avait quelque envie,
Dites-lui que j'aime la vie , Et faites bien valoir ce que j'ai fait pour lui.
\iG ZÉMIIVK ET A/OJi.
Sera-t-il long-temps invisible?
ALI
Oh ! non.