ACTE III, SCÈNE III
DUO
ZEMIRE.
Rassure mon père ;
Dis-lui qu'on n'a pas Résolu mon trépas.
Console mon père ;
Dis-lui que j'espère Me revoir dans ses bras.
Si dans son asyle
Je le sais tranquille,
Je suis sans effroi.
Je dis en moi-même :
Il respire , il m'aime ;
C'est assez pour moi.
C'est assez qu'il ^ive.
Qu'il oublie , bêlas !
La pauvre captive , La pauvre captive Ne s'en plaindra pas.
AZ OR
ALI, cherchant h s^ échapper.
Oui , mais comment faire ?
On arrête mes pas.
Ne le voyez-vous pas ?
Hélas ! pour vous plaire Je me vois dans ces lacs.
Dans notre humble asyle, J'étais si tranquille !
J'étais sans effroi.
Celui qui vous aime Ne peut-il de même Vous garder sans moi .i* Que veut-il de moi.' Ne peut-il vous aimer sans moi P
Soyez sa captive.
Pourvu que je vive Je ne m'en plains pas.
sans se montrer.
Esclave , éloigne-toi. Laisse-la dans ces lieux.
ALI
Ah ! je ne demande pas mieux.
i^Les portes s'ouvrent .^ et il s'enfuit.^