‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 355 sur 563 · ACTE III, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE III

DUO

ZEMIRE.

Rassure mon père ;

Dis-lui qu'on n'a pas Résolu mon trépas.

Console mon père ;

Dis-lui que j'espère Me revoir dans ses bras.

Si dans son asyle

Je le sais tranquille,

Je suis sans effroi.

Je dis en moi-même :

Il respire , il m'aime ;

C'est assez pour moi.

C'est assez qu'il ^ive.

Qu'il oublie , bêlas !

La pauvre captive , La pauvre captive Ne s'en plaindra pas.

AZ OR

ALI, cherchant h s^ échapper.

Oui , mais comment faire ?

On arrête mes pas.

Ne le voyez-vous pas ?

Hélas ! pour vous plaire Je me vois dans ces lacs.

Dans notre humble asyle, J'étais si tranquille !

J'étais sans effroi.

Celui qui vous aime Ne peut-il de même Vous garder sans moi .i* Que veut-il de moi.' Ne peut-il vous aimer sans moi P

Soyez sa captive.

Pourvu que je vive Je ne m'en plains pas.

sans se montrer.

Esclave , éloigne-toi. Laisse-la dans ces lieux.

ALI

Ah ! je ne demande pas mieux.

i^Les portes s'ouvrent .^ et il s'enfuit.^

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