SCÈNE VI
AZOR, ZÉMIRE, sur le th(^dtre; SANDER, FATMÉ, LISBE , dans Le tableau.
ZÉMIRE
Ali! mon père! ah! mes sœurs!., hélas! comme il est triste!
Il pleure. Sa douleur résiste Au soin que leur amour prend de le consoler. Il me cherche des yeux. Il semble me parler.
Ses bras vers moi semblent s'étendre.
Ah ! si je pouvais y voler!
Si du moins il pouvait m'entendre !
AZOR
Cela n'est pas possible.
ZÉMIRE
Et moi, ne puis-je pas L'entendre lui-même ?
AZOR
Ah! Zémire!
Que me demandez-vous?
ZÉMIRE
A ce que je désire Vous vous refusez.
AZOR
Non. Mais je suis sûr, hélas!
Qu'en vous obéissant je me trahis moi-même. Leurs plaintes vont me rendre odieux, je le vois;
Mais vous le voulez : je vous aime;
Vous allez entendre leur voix.
TR lO , en sourdine.
SANDER
Ah! laissez-moi, laissez-moi la pleurer; A mes regrets laissez-moi me livrer.
f,f^f^ ZÉMIRE ET AZOR.
FATMÉ ET LISBÉ
Mon père , hélas ! cessez de la pleurer ; A vos regrets cessez de vous livrer.
s AN I) EH.
Qui m'aimera jamais comme elle?
LISBÉ
Ce sera moi.
FAT M É
Ce sera moi.
S ANDE R
Qui me rendra ce tendre zèle?