‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 374 sur 563 · ACTE I, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE I

AGATHE

Pour celui-là, je vous supplie De le ménager.

CÉLICOUR.

Moi!

AGATHE

Vous-même, et pour raison; Car c'est l'ami de la maison.

Vraiment ! votre mère en est folle ; Et comme elle chacun le croit , sur sa parole , Un savant, un sage, un Caton.

AGATHE

Eh bien ! laissez-les croire.

Oh ! tout cela me blesse.

AGATHE

Mais, mon petit cousin, je ne sais pas pourquoi, c É L I c o u R .

Par exemple , là , dites-moi S'il est bien qu'avec lui votre mère vous laisse Des heures tète-à-tête?

Il le trouve assez doux.

GÉLICOUR.

Je le crois bien.

AGATHE

Rassurez-vous :

Un sage est exempt de faiblesse.

GÉLICOUR.

Un fade adulateur, un censeur importun.

Tombé céans comme des nues.

Dont les mœurs vous sont inconnues,

Et dont l'état consiste à n'eu avoir aucun :

Voilà ce qui s'appelle un sage.

AG ATHK.

Oui, c'en est un, Car il le dit.

CÉLICOUR.

La preuve est claire.

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