‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 379 sur 563 · ACTE I, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE II

Elle met le comble à tes vœux.

CÉLICOUR.

Ah ! mon père !

ORONTE

Oui , mon fils , dès demain , si tu veux , Tu peux partir.

CÉLICOUR.

Comment.

ORONTE

Du bien que^e possède Elle a su que j'allais employer la moitié Pour ton avancement; elle vient à mon aide;

Et sa généreuse amitié Te fait don du brevet qui t'ouvre la carrière. Rien ne s'oppose plus à ton ardeur guerrière. La fortune t'appelle et la gloire t'attend. Te voilà capitaine.

CÉLICOUR.

O ciel !

ORONTE

Es-tu content ?

CÉLICOUR, a^'ec embarras.

Je me sens pénétré des bontés de ma tante ; Mais vous, mon père...

ORONTE

Eh bien ?

CÉLICOUR.

Vous, de qui je dépends.

A recevoir ses dons faut-il que je consente? C'est le bien de sa fille ; et c'est à ses dépens...

AGATHE

Célicour, avez-vous envie De ne plus me revoir ? C'en est fait pour la vie . Si vous répétez ce mot-là.

Je me tais.

o n O NT E.

Oui ; laissons cela.

Tu nas jihis lieii qui te retienne; Et mon ini|>atience est é;;ale à la tienne.

Allons. \ iens d'abord t'acquitter De ce devoir si doux de la reconnaissance,

c F, 1. 1 G o u R , retenant Agathe , qui veut s'en aller. Un moment, chère Agathe. Avant de nous quitter. Mon jjère, écoutez-moi.

o R ONTE.

Qu'est-ce ? Une confidence ?

CÉHCOUR.

Mon père !

Au fait.

c F. L I c o II R.

De{)uis que nous sommes ici , Je n'ai cessé de voir Agathe. ,

ORONTE

Elle est jolie , Ta cousine !

Ah ! charmante.

ORONT E. ^

Elle est douce, polie.

Je l'aime tout-à-fait.

CKLICOUR.

Hélas ! je l'aime aussi.

ORONTE

Je nai pas de peine à le croire.

Eh bien! mon fils, l'amour est le prix de la gloire. 11 vous en a lui-même apj)lani le chemin; Soyez digne d'Agathe, et méritez sa main.

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