‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 435 sur 563 · DORVAL, BLAISE · texte numérisé non relu

DORVAL, BLAISE

DORVAL

Biaise, avant de vous voir Lucile était heureuse. Elle n'a vu que vous; quelle amertume affreuse, Quel poison dans son ame avez- vous re'pandu?

BLAISE

Monsieur, j'ai fait ce que j'ai du.

DORVAL

Ce que vous avez du! sans doute C'est du mal qu'on a dit de moi , Que vous croyez vous-même, et que Lucile écoute?

BLAISE

Non , je vous en donne ma foi.

Tout le monde ici vous révère.

A Lucile ! du mal de vous !

Elle n'en croirait pas son père.

DO RV A L.

Qui peut donc l'affliger dans des moments si doux:' Pourquoi me fuir? Pourquoi n'est-elle plus la même?

BLAISE

Ah! c'est peu de vous honorer; Pour son malheur, elle vous aime.

DORVAL

Son malheur ! en est-ce un de se voir adorer?

BLAISE

Son sort , je le sais bien , était digne d'envie.

DORVAL

Et qui l'empêche d'en jouir?

BLAISE, tristement.

MoL

Vous !

LUCÏLE

DO n VA I..

Je n'ai jamais su flatter m trahir.

*• nORVAL.

C'est par toi rue Lucile à mes vœux est ravie ! Que t"ai-je fait, cruel, pour me désespérer?

Et pour elle et pour vous je dounerais ma vie.

no RVAÏ,.

Apprends-moi donc, sans différer, Quel obstacle s'oppose au bonheur où j'aspire.

BLA 1 SE

C'est à Lucile à vous le dire, n o R V A L , vivement.

C'est à toi. Je veux le savoir.

Parle , parle ; ou crains ma colère.

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