‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 436 sur 563 · I. r CILE · texte numérisé non relu

I. r CILE

Dorval , épargnons-nous inie plainte inutile. Vous perdre est mon malheur; le suivre est mon devoir. Adieu.

DORVAL

Vous vouiez que je meure.

T IM ANTK.

Quoi ! ma fille , tu veux nous quitter !

Tout-à-l'heure.

DORVAL

Ah! monsieur, par pitié, daignez la retenir.

LU Cl LE.

Laissez-moi m'en aller où mon destin m'appelle.

DORVAL, vis'etnent.

Hélas ! c'est à-présent qu'il faut vous souvenir

De votre tendresse pour elle.

Vous l'avez tant aimée !

T IM ANT E

Oui. Du fruit de mes soins J'allais jouir. J'étais si fier d'être son père ! Avec sa probité , Biaise me désespère.

BL A I SE

Pardon. C'est à regret ; mes pleurs en sont témoins.

Tl M ANTE.

Tu me fais bien du mal.

BL A I SE

Hélas! je le partage.

TI M ANTE

Va, je ne t'en aime pas moins;

Je t'en estime davantage.

Mais moi, me voilà seul et dans l'affliction, Riche, mais bientôt vieux, délaissé , sans famille. Hlaise est bien plus heureux! il retrouve sa fille j

Et fait une belle action.

54a LU CI LE.

Vous 2)leure7. tous : mon sort vous touche et vous atilige.

Eli bien ! })oiir(jiioi nous affliger?

A ntjus (juitter qui nous oblige?

Si le sort est injuste , il faut le corriger.

J.ucilc, laissons dire Biaise.

Comme nous qu'il soit à son aise ,

Et qu'il laisse en paix mes vieux jours. Sois ma fille. Je veux que tu le sois toujours.

ni- AISE ET LUC ILE.

Ml ! monsieur!

Achevez , et de votre naissance , Lucile, gardons le secret.

Je crains , je l'avoue à regret , Que mon père en ait connaissance.

LUCILE

Il le saura. Moi, l'abuser!

iVon , Dorval , non , plus de mystère, .le suis fille de Biaise, et ne veux point le taire.. Sou exemple m'apprend à ne rien déguiser.

Je suis perdu.

TIM A>T E

C'est moi qui veux, avec prudence.

Me charger de la confidence.

Le voici. Laissez-moi ménager doucement Et sa délicatesse et son clonucment.

Page 1