I. r CILE
Dorval , épargnons-nous inie plainte inutile. Vous perdre est mon malheur; le suivre est mon devoir. Adieu.
DORVAL
Vous vouiez que je meure.
T IM ANTK.
Quoi ! ma fille , tu veux nous quitter !
Tout-à-l'heure.
DORVAL
Ah! monsieur, par pitié, daignez la retenir.
LU Cl LE.
Laissez-moi m'en aller où mon destin m'appelle.
DORVAL, vis'etnent.
Hélas ! c'est à-présent qu'il faut vous souvenir
De votre tendresse pour elle.
Vous l'avez tant aimée !
T IM ANT E
Oui. Du fruit de mes soins J'allais jouir. J'étais si fier d'être son père ! Avec sa probité , Biaise me désespère.
BL A I SE
Pardon. C'est à regret ; mes pleurs en sont témoins.
Tl M ANTE.
Tu me fais bien du mal.
BL A I SE
Hélas! je le partage.
TI M ANTE
Va, je ne t'en aime pas moins;
Je t'en estime davantage.
Mais moi, me voilà seul et dans l'affliction, Riche, mais bientôt vieux, délaissé , sans famille. Hlaise est bien plus heureux! il retrouve sa fille j
Et fait une belle action.
54a LU CI LE.
Vous 2)leure7. tous : mon sort vous touche et vous atilige.
Eli bien ! })oiir(jiioi nous affliger?
A ntjus (juitter qui nous oblige?
Si le sort est injuste , il faut le corriger.
J.ucilc, laissons dire Biaise.
Comme nous qu'il soit à son aise ,
Et qu'il laisse en paix mes vieux jours. Sois ma fille. Je veux que tu le sois toujours.
ni- AISE ET LUC ILE.
Ml ! monsieur!
Achevez , et de votre naissance , Lucile, gardons le secret.
Je crains , je l'avoue à regret , Que mon père en ait connaissance.
LUCILE
Il le saura. Moi, l'abuser!
iVon , Dorval , non , plus de mystère, .le suis fille de Biaise, et ne veux point le taire.. Sou exemple m'apprend à ne rien déguiser.
Je suis perdu.
TIM A>T E
C'est moi qui veux, avec prudence.
Me charger de la confidence.
Le voici. Laissez-moi ménager doucement Et sa délicatesse et son clonucment.