SCÈNE m
Mademoiselle DE SAINT -YVES, mademoiselle DE KERKABON, GILOTIN , LE HIJRON.
MADEMOISELLE DE KERKABON, vivenient.
Ah ! voici le Huron.
LE H U R o N.
Bonjour, mesdemoiselles.
Voilà ma chasse. Elle est à vous.
GILOTIN, bas à mademoiselle de Saint- Yves. C'est pour la noce.
MADEMOISELLE DE SAINT-YVES, nvpc iwpatience.
Ah ! laissez-nous.
LE HURON
Les lièvres sont vivants. Comme ils n'avaient point d'ailes, A la course je les ai pris.
Mais j'ai tiré sur les perdrix, Ne pouvant pas voler comme elles.
GILOTIN, approchant d^ un lièvre.
Voyons... Il remue !
( Tl recule. ) LE n u R o N.
As-tu peur?
MADEMOISELLE DE KERKABON
Un lièvre l'épouvante.
Théâtre. II. J^
« * L F, H U rv O N .
A|>pi)ro( lie : allons, courage.
G ILOT IN, ri" osant ajtjjrochcr.
Le voir de loin c'est le plus sage.
LK HURON
Cela s'appelle avoir du cœur.
MADEMOISELLE DE KERKABON, ilufl Clir (V amitié.
Allons, reposez-vous, vous êtes tout en nage.
Vous chassez avec trop d'ardeur.
Moi , je veux que l'on se ménage.
LE HURON, <•« s'a.sst'jant.
Le repos me fatigue. Agir est un besoin,
Que j'ai senti toute ma vie.