‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 452 sur 563 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

Mademoiselle DE SAINT -YVES, mademoiselle DE KERKABON, GILOTIN , LE HIJRON.

MADEMOISELLE DE KERKABON, vivenient.

Ah ! voici le Huron.

LE H U R o N.

Bonjour, mesdemoiselles.

Voilà ma chasse. Elle est à vous.

GILOTIN, bas à mademoiselle de Saint- Yves. C'est pour la noce.

MADEMOISELLE DE SAINT-YVES, nvpc iwpatience.

Ah ! laissez-nous.

LE HURON

Les lièvres sont vivants. Comme ils n'avaient point d'ailes, A la course je les ai pris.

Mais j'ai tiré sur les perdrix, Ne pouvant pas voler comme elles.

GILOTIN, approchant d^ un lièvre.

Voyons... Il remue !

( Tl recule. ) LE n u R o N.

As-tu peur?

MADEMOISELLE DE KERKABON

Un lièvre l'épouvante.

Théâtre. II. J^

« * L F, H U rv O N .

A|>pi)ro( lie : allons, courage.

G ILOT IN, ri" osant ajtjjrochcr.

Le voir de loin c'est le plus sage.

LK HURON

Cela s'appelle avoir du cœur.

MADEMOISELLE DE KERKABON, ilufl Clir (V amitié.

Allons, reposez-vous, vous êtes tout en nage.

Vous chassez avec trop d'ardeur.

Moi , je veux que l'on se ménage.

LE HURON, <•« s'a.sst'jant.

Le repos me fatigue. Agir est un besoin,

Que j'ai senti toute ma vie.

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