‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 464 sur 563 · ACTE I, SCENE VI. 57'i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE VI. 57'i

Oui , j'y donne mon aveu ; Et j'aime bien autant que ce soit vous qu'un autre. Mais suivons librement , moi mon goût , vous le vôtre ; Sans quoi plus d'oncle et de neveu.

M. DE KERKABON

Parlez, mademoiselle, et lui faites entendre....

MADEMOISELLE DE SAINT-YVES, (Wec modesùe.

A le persuader je n'ose pas prétendre. »

(y/w Huron , avec rlouceii?-.^ v

Vous êtes obstiné! ^

LE HURON

Non , je suis libre.

MADEMOISELLE DE SAINT-YVES, timidement et en baissant les jeux.

Eh quoi !

Vous ne feriez donc pas quelque chose pour moi?

LE H ïj R o N , vivement.

Ah ! parlez, commandez. A vos lois je me livre. Dites comment je dois agir, penser et vivre; Comment je dois être vêtu, A la huronne, à la française; Tout me devient égal, pourvu que je vous plaise.

M. DE KERKABON

Eh bien! te détermines-tu?

LE HURON, plus vivcmcnt.

Tout ce qu'elle voudra, mon oncle; elle est charmante. ( à part. ) Mais sera-t-elle à Gilotin ? ^

Il dit qu'on la lui donne; et cela me tourmente.

M. DE KERKABON, (l part.

Je crois qu'on peut lui faire un plus heureux destin. Son père est mon ami; viens que je te présente.

LE IIURON.

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