SCÈNE IV
LE HURON, MADEMOISELLE DE SAINT-YVES
DE HURON, d'un air triomphant.
Eh bien? les avons-nous renvoyés lestement?
MADEMOISELLE DE SAINT -YVES
Te voilà! je succombe à mon ravissement?
{^Elle tombe pâmée dans les bras du Huron. )
LE HURON
Hortense!... ô ciel! est-il possible Que tu m'aimes si tendrement !
Hélas ! tu n'es que trop sensible, llespire, ouvre les yeux, rassure ton amant. MADEîioiSELLE DE sAiKT-YVES, reprenant ses esprits.
Tu m'es rendu ! mon cœur se livre Au plus délicieux transport.
LE HU RON
Du péril échappé . je rends grâce à mon sort ;
Car pour toi, mon Hortense, il est bien doux de vivre !
DUO
Ah ! que tu m'attendris !
Quoi tu me chéris Autant que je t'aime !
MADEMOISELLE DE SAINT- YVES
Ah ! tes périls passés ,
Tous mes sens glacés Te l'ont fait voir assez.
LE HU R O N
Bonheur suprême!
Nows aimons de même.
5«ë LE IIURON.
MADKMOISELLE 1»K SAINT-YVES.
Crois que je t'aime Rien plus que moi-même.
l. E UURON.
Ton eœur est fait pour le mien.
Que d'atlraits ce lien Rassemble !
MADEMOISELLE DE S A I N T - Y V E S
Je vois nos jours Couler toujours Ensemble.
MADEMOISELLE DE SAINT-YVES
Ah ! quel heureux accord !
Nous voir, et d'abord Tous les deux s'entendre!
LE H u R o N.
Oui, j'ai senti d'aljord Cet heureux accord.
T'aimer était mon sort.
MADEMOISELLE DE SAINT-Y'VES
J'aurais du me défendre.
LE n u p. 0 ?f. Quoi, d'un amour si tendre?
MADEMOISELLE DE SAINT- YVES
Me seras-tu fidelle?
LE H li RON.
Ma flamme est éternelle.
Oui, mon cœur t'est connu; Ce cœur ingénu Wa jamais su feindre.
31 ADEMO I SELLE DE SAINT-YVES
Ah ! ton cœur m'est connu ; Je cesse de craindre.
LE HUR ON
Moi ! je les briserais