‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 498 sur 563 · HÉLÈNE, PAULINE, LUCETTE, BAZILE · texte numérisé non relu

HÉLÈNE, PAULINE, LUCETTE, BAZILE

BAZILE

AIR

Tout le village me l'envie.

C'est un amour, une folie!

Chacun voudrait l'avoir à soi.

Et moi je dis : Elle est à moi.

Elle est h moi , c est pour la vie.

Son cœur va me donner sa foi.

Ah ! que mon ame en est ravie I

f>i.^ ML VAIN.

l'.lle tst a moi, c'est pour la vie.

Son cœur va me cIouikt sa foi.

Clicro l'aiilinr ! et vous, sa mère!

El vous, sa sœur !

Sentez-vous bien tout mon bonheur?

Où donc est allé son père?

Ah! c'est lui, c'est ce bon père, C'est lui qui lit dans mon cœur.

Dès-à-présent vienne l'ouvrage, Le labourage, Los moissons , Les vents, la pluie et l'orage, Les chaleurs et les glaçons; Pour tont cela j'ai du courage.

Aux cœurs contents Tout est bon temps; L'hiver, l'été, tout est printemps.

Tout le village me l'envie, etc.

II t L È K E .

Tu n'es donc plus fâché?

De quoi ?

HÉLÈNE

Mais du refus Quelle t'a fait, dit-on, d'avouer qu'elle t'aime.

B A z I LE.

Ah! pardon : j'avais tort moi-même;

Oui, j'avais tort; j'en suis confus.

J'aurais dû ménager cette pudeur extrême ; Et je sens que je dois l'en aimer encor plus.

HÉLÈNE

Dans sa simplicité que la nature est belle! Va, c'est aussi trop bien penser,

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