HÉLÈNE, PAULINE, LUCETTE, BAZILE
BAZILE
AIR
Tout le village me l'envie.
C'est un amour, une folie!
Chacun voudrait l'avoir à soi.
Et moi je dis : Elle est à moi.
Elle est h moi , c est pour la vie.
Son cœur va me donner sa foi.
Ah ! que mon ame en est ravie I
f>i.^ ML VAIN.
l'.lle tst a moi, c'est pour la vie.
Son cœur va me cIouikt sa foi.
Clicro l'aiilinr ! et vous, sa mère!
El vous, sa sœur !
Sentez-vous bien tout mon bonheur?
Où donc est allé son père?
Ah! c'est lui, c'est ce bon père, C'est lui qui lit dans mon cœur.
Dès-à-présent vienne l'ouvrage, Le labourage, Los moissons , Les vents, la pluie et l'orage, Les chaleurs et les glaçons; Pour tont cela j'ai du courage.
Aux cœurs contents Tout est bon temps; L'hiver, l'été, tout est printemps.
Tout le village me l'envie, etc.
II t L È K E .
Tu n'es donc plus fâché?
De quoi ?
HÉLÈNE
Mais du refus Quelle t'a fait, dit-on, d'avouer qu'elle t'aime.
B A z I LE.
Ah! pardon : j'avais tort moi-même;
Oui, j'avais tort; j'en suis confus.
J'aurais dû ménager cette pudeur extrême ; Et je sens que je dois l'en aimer encor plus.
HÉLÈNE
Dans sa simplicité que la nature est belle! Va, c'est aussi trop bien penser,