B \Z 1 LE
Elle m'aime !
HÉLÈNE
Et je le dis pour elle.
Mes enfants, qu'il est doux pour moi de vous unir! Mais ton père? bientôt ne va-t-il pas venir?
B A ZILE.
?.Ion père ? il est fàclié , je ne puis vous le taire.
Il a passé chez le notaire; Il a lu le contrat ; il en est mécontent , Et le fait, sous ses yeux, corriger à l'instant.
HÉLÈNE
Que dis-tu là?
KAZILE.
Silvain nous a fait une injure.
Quoi! sans nous en dire un seul mot, Il se dépouille, il donne à sa fille une dot! Il nous croit donc l'aine bien dure.
HÉLÈNE
JN'est-ii pas juste?
B AZ ILE
Non, ce n'est pas en agir En ami véritable. Il nous a fait rougir. Passe encor s'il était plus riche que mon père. Mais se priver d'un bien dont nous n'avons que faire !
Ai-je besoin d'être payé
Pour épouser celle que j'aime?
Non , sa dot est son creur ; son bien , c'est elle-même : Nous vous quittons du reste; et l'article est rayé.
HÉLÈNE, attendrie.
Ola fille !
B A ZILE.
Grâce au ciel, je suis jeune et robuste;
6i6 SILVAlîV.
Nos rlianips sont l)ons, la Inrc y réponrl au labeur; Oiir nous faut-il de j)lus? Non, cola n'est pas juste. Gardez, gardez vos biens pour la petite sœur.
LU CETTE
Le bon frère !
il A Z I I.E.
N'avez pas peur Que jamais rien manque à ma femme. *
PAULINE
Ah! Bazilc, quels droits n'as-lu pas sur mon aine! DUO.
B AZILE
Avec ton cœur, s'il est fidèle, Qu'aurais-je encore à désirer? ,
PAULINE
Si tu ne veux qu'un cœur fidèle , Tu n'as plus rien à de'sirer.
Ce cœur l'attend.
B AZ I LE
Le mien l'appelle.
Ensemble.
, ( moi \ Il est a 1 . I ce cœur fidèle. ( toi )
Qu'amour a bien su m'inspirer !
Oui, c'est pour t'adorer
Que je veux respirer.
BAZILE
Il est à moi , ce cœur fidèle :
Je n'ai plus rien à désirer.
PAULINE
Mais les soins , les travaux pénibles , Ne vont-ils pas troubler d'heureux loisirs.'*
BAZILE
Non , non , ils rendront plus sensibles