SCÈNE II
Sa main , etc.
MADAME SAINT-CLAIR,/? part.
Comme tout cela m'intéresse !
Je me sens le cœur tressaillir.
Quand je vois deux amants s'aimer avec tendresse.
On ne médit de la jeunesse,
Que par le chagrin de vieillir.
( à Lucette. ) Mais son oncle sait-il?
LUCETTE
Son oncle a la parolf De mon tuteur pour m'épouscr.
MADAME SAINT-CLAIR
Va , cette assurance est frivole :
Ton tuteur s'en dédit, et va le refuser.
LUCETTE
Hélas! oui, je le sais; pour se mettre à sa place.
MADAME SAINT-CLAIR
Vraiment, c'est sa folie : il vient de s'aviser De me le dire , à moi , de me le dire en face ; Mais je sais le moyen de le désabuser.
LUfiETTE.
Ah!
MADAME SA INT-CL AIR
Nous allons nous amuser.
11 fait de temps en temps des rétlexions sages.
L'inégalité de vos âges.
L'inconstance d'un jeune cœur.
Tout l'alarme; il croit aux présages;
Un songe même lui fait peur.
Il en a, cette nuit, f;.!t un qui le dérange.
De s'en moquer il fait semblant , Mais, quand il me l'a dit, je n'ai pas pris le change. Et j'ai bien remarqué qu'il riait en tremblant.
G ',6 LA FATVSSF, M ACTE.
Il wc vir'it nirmr iinr antir idée.
Oui nous SCI viia hicii , si je suis secondée.
Ilc'las ! je n'espère qu'en vous.
MAnAMF. SAIJIT-CLAIR.
J'entends du bruit; éloignons-nous,