‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 532 sur 563 · SCENE VII. Cr · texte numérisé non relu

SCENE VII. Cr

DO RI MON

Que dis-tu de cette rupture?

LIN VAL

Autant que vous, j'en suis blessé,

'^ bas. ) ( /uiut. )

Bon! il veut me piquer. Moi? non, rien ne me blesse.

Dalin se sera consulté.

Il aime , il a cru plaire.

Et sans difficulté Vous lui cédez la place !

Oui. Je plains sa faiblesse; Et plus sage que lui, je me tiens pour battu.

LIN VAL

Quoi , mon oncle !

Eh bien , toi , voyons , que ferais-tu ?

Je lui ferais bien voir, malgré son assurance. Que ce n'est pas à lui d'avoir la préfércncp. D o R I M o N.

Mais vraiment tu m'y fais penser.

Aurait-on voulu m'offenser?

Comment donc ! se jouer d'un homme de mon âge !

Me prend-on pour un écolier?

Mou neveu , nous savons à quoi l'honneur engage :

Et nous sommes francs du collier.

Nous verrons si Dalin défendra sa conquête , Comme un preux chevalier.

L I N v A L , à part.

Dalin, preux chevalier!

Mon oncle a-t-il perdu la tète!*

DO R IMON.

'Nous manquer de parole au moment de la fêle ! Parljk'U, le tour est singulier.

IMon oncle, un peu moins de colère.

Dalin est un bon honnne , et sa faute est légère.

Sans l'aveu de sa nièce il s'était engagé.

Il en est le tuteur, il n'en est pas le maître; Et c'est elle-même, peut-être, Qui vous trouve un peu trop âgé.

D o R 1 M o ÎV.

Est-il plus jeune, lui?

Mais croyez qu'il se vante.

Non, non, c'est lui qui me supplante; Et je veux en être vengé.

Écoutez-moi , je vous conjure.

DOR IMON.

Voilà donc comme tu prends feu, Quand il s'agit de mon injure?

Mais ce n'en est pas une.

D ORIMON.

Oh , non , ce n'est qu'un jeu.

Ah , mon cher oncle ! la clémence Est une si belle vertu !

Et si l'on t'enlevait ta maîtresse , aurais-tu La bonté d'oublier cette légère offense? Va, je n'ai pas besoin de toi pour ma défense.

Ln autre peut-être osera Disputer à Ualin le cœur de sa pupille.

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