SCÈNE IX
LUCETTE, DALIN, DORIMON, mabame SAINT CLAIR, LINVAL.
DALIN
Ma sœur, je ne me sens pas d'aise.
MADAME SAINT-CLAIR
Quoi donc !
DALIN
Nous allons t-tre heureux ; Elle y consent.
LINVAL.
O ciel !
DALIN
Que Dorimon s'appaise.
Et qu'il soit de la noce , en rival généreux.
MADAME SAINT-CLAIR
Mais , mon frère , ne vous déplaise , Vous rêvez quelquefois. Avez-vous bien l'aveu De ma nièce ?
(<n mnimait à la folie.
rii l)irn , l'on ne m'aime plus.
Faut-il que je me désole?
Non, non. f-c temps qui s'envole,
I\it de nos vœux superflus.
En conscience, etc.
no R I M ON.
Et voilà, voilà de mes femmes.
On n'en fait plus; c'est du bon temps.
Le temps ne vieillit point les âmes; On peut, quand on est sage, être jeune à cent ans.
C'est bien dit ; Sovons sage. Allons, plus de dispute. Mais je veux que Dalin , comme moi , s'exécute.
Qu'à sa nièce il rende son bien ;
Je donne à Linval tout le mien.
MADAME SAINT-CLAIR
Et le mien , n'est-il pas à ma chère Lucette .■* Il lui fut piomis au berceau.
D'abord , je ferai son trousseau , Et dans quelque temps sa layette.
Mais, jeune homme, souvenez-vous Que vous seriez indigne d'elle, Si des amants et des époux, Vous n'étiez pas le plus fidèle.
LINVAL.
Ah , Dieu ! j'en serai le modèle.
MAUAME SAINT- CL AIR
^ ^ Vous auriez à faire à moi,
Si vous lui manquiez de foi.
Gardez-vous , gardez-vous d'alb^r prendre Les faux airs de nos francs étourdis ;