ACTE I, SCÈNE III
Qu'il coule ; et de nos maux que la source tarisse. J'aurais été jaloux d'un si beau sacrifice. Puisqu'il sauve l'État , il est digne de nous. O ma patrie! enfin j'aurai tout fait pour vous. Amis, vous frémissez. Epargnez-moi vos plaintes. Je sens de mon malheur les profondes atteintes; Mais je n'oublierai point qu'un héros de mon nom , Un grand roi, mon aïeid , nouvel Agamemnon, Pour appaiser vos dieux leur immola sa fille. C'est la loi que le ciel impose à ma famille ; Et ma femme et mon fils ne désavoueront pas Le douloureux effort qui les livre au trépas. Allez dans tous les cœurs affermir l'espérance. Leur sort dépend de moi ; qu'ils soient en assurance ; Et, puisque leur salut peut encor s'acheter. Qu'on n'examine plus ce qu'il doit m'en conter.