ACTE IV, SCÈNE III. v
ARISTO M ÈNE.
Eh bien?
LÉ ARQUE.
Fuyons.
ARISTOMÈNE
Explique-toi.
lÉ ARQUE.
Le peuple.... le sénat....
ARISTOMÈNE
Tu me glaces d'effroi.
Mon épouse ? mon fils ?
LÉ ARQUE.
ville impie et barbare !
Crois-moi , fuyons.
ARISTOMÈNE
J'entends. L'échafaud se prépare.
LÉ ARQUE.
Par de vils délateurs le peuple mutiné ,
Entoure ce théâtre à la mort destiné.
Théonis cependant , affectant l'indulgence ,
Reprochait au sénat un excès de vengeance.
« Il est vrai, disait-il, le peuple est furieux;
« Il demande justice, il a sur nous les yeux :
« L'impunité souvent est la mère du crime ;
« Mais n'est-ce point assez d'une seide victime?
« Le héros de Messène accablé de malheurs,
« Vous demande une main pour essuyer ses pleurs.
« D'une épouse et d'un fils s'il faut que l'un s'immole .
« Au moins de son trépas que l'autre le console. »
Il dit ; on délibère , on se rend à sa voix.
L'un des deux va mourir; on te laisse le choix.
ARISTOMÈNE
O noirceur exécrable ! on veut que je choisisse , D'une épouse ou d'un fils, que j'envoie au supplice!
12 ARISTOMENE. •
MCA RO I.i K.
On va les amoncr. Il faut choisir entre eux ;
Ou bien, en te quittant, ils vont périr tous deux.
ARiSTOMtNt, ('perdu .
Laissez-moi.