LIVRE TREIZIÈME
JjRiENiVE s'était distingué clans les états de Languedoc; il y avait montré le talent de sa place, et dans un petit cercle d'aministration , on avait pu le croire habile. Comme Galonné, il avait cet esprit vif, léger, résolu, qui en impose à la multitude. Il avait aussi quelque chose de l'adresse de Maurepas; mais il n'avait ni la souplesse et l'agrément de l'un, ni l'air de bonhomie et d'affabilité de l'autre. Naturellement fin, délié, pénétrant, il ne savait, ni ne voulait cacher l'intention de l'être. Son regard, en vous observant, vous épiait; sa gaîté même avait quelque chose d'inquiétant; et dans sa physionomie, je ne sais quoi de trop rusé disposait à la méfiance ; du côté du talent, une sagacité qui ressemblait à de l'astuce; de la netteté dans les idées, et assez d'étendue, mais en superficie; quelques lumières, mais éparses ; des aperçus plutôt que des vues; un esprit à facettes, si je puis m'exprimer ainsi; et dans les grands objets, de la facilité à saisir les petits détails, nulle capacité pour embrasser l'ensemble; du coté des mœurs, l'égoïsme ecclésiastique dans toute sa vivacité, et l'àpreté de