‹ Œuvres complètesChapitre 15 sur 196 · DE M A R ]M O N T E L. XXXVII · texte numérisé non relu

DE M A R ]M O N T E L. XXXVII

suprême , il compare celle des païens avec celle de l'Evangile, et donne tout l'avantage à celleci. Il traite ensuite en autant de chapitres de toutes les sortes de devoirs; et finit par expliquer et démontrer l'intérêt qu'ont tous les hommes, chacun dans leur état, à observer les lois de la morale, qui consiste, selon lui, à être bon pour être heureux.

Dans tout ce traité, on trouve l'abondance et la facilité de l'écrivain ; et , en le lisant , il est impossible de ne pas lui savoir gré d'avoir rendu si agréable une instruction si utile.

L'existence de Dieu , l'immatérialité de l'ame , son immortalité, sa liberté, la solution de l'objection tirée du mal physique et du mal moral, les notions que nous pouvons nous former de la Divinité et de ses attributs, la nature des facultés de l'entendenjent humain , tels sont les sujets importants traités dans sa Métaphysique , qui me semble avoir, ainsi que sa Morale, le grand mérite de n'être pas un livre fait en copiant d'autres livres , mais l'ouvrage d'un bon esprit qui , dans de longues études et de profondes réflexions, ayant assemblé une grande quantité d'idées, les dispose avec ordre, et les verse avec autant d'abondance que de facilité.

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Dès sa première jeunesse, il lutte avec courage contre la pauvreté, et parvient à l'éloigner de lui par le travail. Fils tendre et respectueux, il console la vieillesse de sa mère, et devient pour ses frères et sœurs un véritable père.

Entré dans la carrière littéraire, il acquiert et conserve jusqu'à la fin l'amitié des gens de lettres les plus distingués de son temps, ainsi que celle de plusieurs hommes estimables dans les rangs les plus élevés de la société.

Marié, il se livre avec un entier abandon aux devoirs que lui prescrit sa nouvelle situation; commerce des femmes, sociétés brillantes, spectacles et liaison avec les artistes , voyages de plaisir, séjour à la campagne, tout cela cède aux charmes de la vie intérieure, et à ceux de la compagne aimable, spirituelle et vertueuse à laquelle il a uni sa destinée. Heureuse manière de calmer les agitations d'une vie dissipée, en cherchant le bonheur où il est.

Devenu père, il est le modèle d'un amour paternel aussi tendre qu'éclairé. L'instruction el l'éducation de ses enfants l'occupent tout entier. Avec une fortune modique , il n'épargne rien pour remplir ce devoir.

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