‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 15 sur 255 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

DORANTE

Bon!

PA SQUIN.

J'ai.promis que le mêine hasard vous y concluiroit aussi.

DORANTE

Fort bien!

PASQUIN

Il faut que vous vous promeniez , sans faire semblant de rien. Elle va venir, sans faire semblant de rien. Pour lors vous l'aborderez, vous, en faisant semblant de rien ; elle vous écoutera en faisant semblant de rien. Voilà comment se font les mariages des Tuileries.

DORANTE

Parbleu , tu es un homme adorable !

PASQU I N.

Ça , préparez-vous à aborder la veuve en petit maître. Cachez-vous un œil avec votre chapeau , la main dans la ceinture, le coude en avant, le corps d'un coté , et la tête de l'autre ; surtout, gardez-vous bien devons promener sur une hgne droite, cela est trop bourgeois.

DORANTE

Ce maraud-là en sait presque autant que moi.

PASQUIN

Voici l'occasion, monsieur, de faire profiter les talents que vous avez pour le grand art de la minauderie. Ah ! si vous pouviez vous souvenir de cette

44 ATTENDEZ-MOI SOUS L'ORME, mine que vous fîtes l'autre jour à la comédie , là , une certaine miné qui perdit de réputation cette femme à qui vous n'aviez jamais parlé.

DORANTE

Que tu es badin!

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