‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 215 sur 255 · VALÈRE, LE CHEVALIER, M^"^ GROGNAC, ISABELLE, LISETTE · texte numérisé non relu

VALÈRE, LE CHEVALIER, M^"^ GROGNAC, ISABELLE, LISETTE

VA L È R E , au Chevalier,

Ah ! je suis , mon neveu , ravi de vous trouver.

( à madame Grognac. )

Madame, vous voyez, sans trop de complaisance,

Un gentilhomme ici d'assez belle espérance ;

Et s'il pouvoit vous plaire, il seroit trop heureux.

LISETTE, à part.

Que le diable t'emporte !

I s ABELLE , à part.

Eh ! contre-temps fâcheux i

M™^ GROGNAC, à Valère.

Votre neveu î Comment !

VALÈRE

Il a su se produire , Et n'a pas eu besoin de moi pour s'introduire.

M"^ grognac, au Chevalier.

Vous n'êtes pas, monsieur, un maître italien?

VALÈRE

Lui ? c'est le Chevaher.

LE CHEVALIER

Il est vrai , j'en convien ; Cela n'empêche pas que, dans quelques familles, Je ne montre parfois l'italien aux filles.

M™^ GROGNA C, à Isabelle.

Gomment, impertinente!

LE CHEVALIER, à madame Grognac.

Ah ! point d'emportement.

M"^ grognac, à Isabelle.

Après vous avoir dit....

LE c H E VA LIER, à madame Grognac.

Madame, doucement; N'allez pas, devant moi, gronder mes écolières.

M"^ GROGNAC, au Cbevalier.

Mêlez- vous , s'il vous plaît, monsieur , de vos affaires.

( à Isabelle. )

Lorsque je vous défends....

LE CHEVALIER , à madame Grognac.

Pour calmer ce courroux , J'aime mieux vous baiser, maman.

M™* GROGNAC, au Chevalier.

Retirez-vous.

Je ne suis point, monsieur, femme que l'on plaisante.

LE CHEVALIER prend madame Grognac par la main, chante, et la fait danser par force.

Je veux que nous dansions ensemble une courante.

VALERE , les séparant, et mettant le Chevalier dehors.

C'est trop pousser la chose; allons, retirez-vous.

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