‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 171 sur 198 · SCENE IV. 289 m""^ j acquemard · texte numérisé non relu

SCENE IV. 289 m""^ j acquemard

Je vous l'apporterai tantôt.

ARLEQUIN

N'y manquez donc pas. Que vous parlez élégamment, ma princesse ! En vérité , je ne vois personne qui ait une tournure d'esprit aussi arrondie. Le diable m'emporte, vous l'avez comme le corps.

M""^ JACQUEMARD

Tout de bon? Me trouvez-vous de votre goût? Mon tailleur dit qu'il y a de l'honneur à m'habiller. Je ne suis pas des plus menues; mais, si vous y prenez garde , je suis assez bien prise dans ma taille.

A RLEQUIN.

Vous êtes à charmer. P'i ! je n'aime pas ces grandes tailles de fuseau , qui sont toujours prêtes à rompre. Je veux, morbleu ! des tailles épaisses et renforcées, comme la votre. J'ai eu autrefois un roussin breton, qui étoit le meilleur animal qui fut jamais : il avoit la cote tournée comme vous. Je crois que vous avez la jambe d'un beau volume ! souffrez que j'en voie un échantillon.

M™^ J ACQUEMARD.

Fi donc! arrêtez-vous, petit entreprenant. Sans vanité, je ne l'ai pas mal tournée.

(Elle lui fait voir un peu sa jambe.) ARLEQU I N.

Le job petit balustre 1 Ah , madame! votre beauté durera long-temps; elle est bâtie sur pilotis.

(Il veut lui toucher la jambe. )

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