SCENE X. 3o5 mon bien. Tenez, monsieur le Baron, voilà déjà un
diamant que je vous donne. (Elle tire un diamant de son doigt , et le donne à Arlequin. )
M. JACQUEMA.RD.
Je n'épouserai pas Léonore, mais je lui donnerai tout ce que j'ai. Tenez , mademoiselle , voilà une bourse de cent louis.
M'"'' JACQUEMARD, à Arlequin.
Tenez , voilà un collier de mille écus.
M. JACQUEMARD , à Colorabine.
Voilà un petit contrat de cinq cents livres de rente.
M""^ JACQUEMARD
Et moi je vous donne ma maison de la rue de la Huchette.
M. JACQUEMARD
Et moi , ma terre de la Pissotte , la maison de Paris , l'étude , les trois grands clercs.... Ah ! j'étouffe.
ARLEQUIN
Et nous, nous vous donnons le bonsoir. Présentement que nous tenons de quoi faire la noce, il est bon de vous dire que la prétendue Léonore s'appelle Colombine ; qu'elle est une friponne de sa profession, et que le baron de Groupignac , autrement dit Marc-Antoine , est Arlequin , autre fourbe de son métier.
M°**' JACQUEMARD
Quoi!... N'importe, je suis contente, pourvu que mon benêt de mari n'épouse pas sa grisette. VI. ao
3o6 LA SUITE DE LA FOÏRE, etc.
M. JACQITEMARD.
Et moi aussi , pourvu que vous n'épousiez pas votre Baron.
ARLEQUIÎf.
Puisque tout le monde est content, divertissonshous 5 et faisons la noce de Marc-Antoine.