‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 40 sur 198 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

Le théâtre représente une grotte obscure, défendue par un géant couclié à l'entrée de la grotte.

(Une raaiche militaire, et un bmit de trompettes tt de tamlionis, annoncent l'arrivée de Roger. )

ROGER, seul.

Enfin, Roger, voici le jour ou tu dois donner des marques de ta valeur, et délivrer Bradamante de l'encliantemenL qui la possède depuis deux cents ans.

O Amour! petit dieu félon,

Toi qui fais flamber ton brandon

Dans le tréfond de ma poitrine,

Corrobore mon cœur craintif

Par un julep confortarif;

Car l'hideux aspect de la mine

De ce géant rébarbatif

Fait jà sur moi, pauvre chétif,

Les effets d'une médecine.

Toi, g^lmiton , ribaiit , Sarrasin , Qui, par ton dol et mal engin, Retiens ma gente tourterelle; Dis-moi si les bras pourfendants Ont bien pu garder si long-temps L'bonneur de eette jouvencelle ?

Hélas ! dans nos jours verglissants, Pour conserver une pucelle Jusqu'à l'âge de quatorze ans.

Combien f'audroit-il de géants!

Mais il est temps de mettre à fin l'œuvre commencée. Combattons ce géant pendant qu'il est endormi.

( Roojer combat le géant , le vainc; ensuite il touche la caverne de sa bagnetff, et elle se rhange en un jardin agréable, au milieu duquel est lîradainanle , endormie sur un lil de fleurs. )

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