HYMNE II
POUR LA FIJTE DE L'ePIPHAME.
,0 filles de Sion, pourquoi Formez-vous ces concerts funèbre"-. ?
OEUVRES RELIGIEUSES DE J.-J. LEFRANC MARQUIS DE POMPIGNAN
Vos ennemis sont dans l'eiTioi Au bruit des triomphes célèbres Qu'annonce la nouvelle loi.
Jérusalem, sors de tes ténèbres, L'astre du jour renaît pour loi.
Les rois descendent de leur trône :
Sidon, Memphis et Babj'Ione Adorent tes murs triomphants.
Goûte une paix profonde; Reconnais tes enfunls Dans les maîtres du monde.
Hélas ! qui m'a donné ces enfants précieux, Moi qui sur des bords odieux Epouse c.ipiive, stérile.
Fatiguai si longtemps les citnx Du cri de ma plainle inutile ;
Hélas '. qui m'a donné ces enfants précieux !
O chers enfants, fruit de mes larmes, Après tant de cruels ennuis, Vous veuez calmer les alarmes Qui troublaient mes jours et mes nuits Mais sur quelle rive étrangère Vous-mêmes étiez-vous arrêtés ; Et loin du sein de votre mère Par qui fûtes-vous allaités ?
Fille, épouse de Dieu, Jérusalem nouvelle. Reconnaissez l'amour dont il brûle pour vous. Ces peuples et ces rois, leurs tributs et leur zèle. Sont les dignes présents de votre auguste époux.
Que les peuples de la terre Forment des nœuds solennels.
Que la flamme de la guerre S'éteigne au pied des autels.
Un nouveau règne'coramenco :
Le triomphe de la foi Vous met sous l'obéissance D'un seul chef et d'un seul roi.
Que les peuples de la terre Forment des nœuds solennels.
Que la flamme de la guerre S'éteigne au pied des autels.'
Divine foi, source éternelle Du salut des humains, Des bords les plus lointains.
Ton éclatante voix appelle D'illustres souverains.
Leurs pas nous ont ouvert une route nouvelle.
Ton flambeau brille dans leurs mains.
Pour répandre sur nous sa lumière immortelle.
Berceau par les rois respecté, Témoin de leur obéissance, ïu vis la suprême puissance Adorer la Divinité, Dans les faiblesses de l'enfance.
Et les maux de l'humanité.
Bethléem demeure cbampêire, C'est dans son paisible séjour Que l'univers rend à son maitre Les liomraag<:s dp son atnour.
Le cîtl s'ouvre aux humains; la mort fuit, l'enfer
^ gronde.
Venez, peuples, venez aux pieds du roi rfés rois ; 11 commence au berceau la conquête du monde, Il l'achèvera sur la Croix.
Mortels régénérés sous les plus saints auspices. Le cours réglé des ans nous ramène aujourd'hui Le jour, où de nos cœurs Dieu reçut les prémices. A ce Dieu bienfaisant, à ce Dieu votre appui
Offrez des sacrifices,
Qui soient dignes de lui.
Que la terre à jamais honore Ce jour pour nous si précieux.
Le vainqueur des enfers n'a point quitté les cieux Pour l'or ni les parfums des peuples de l'aurore ;
L'hommage d'un cœur qui l'adore Est le tribut, l'eiicens le plus pur à ses yeux.