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HYMNE II

POUll l.E JOUR DE Li NATIVITÉ DU SEIGNliUn.

Quelle elarlé perçante Se répand dans les air»!

La,flamme des éclairs Est moins éblouissante.

Quelle clarté perçante Se répand dans les oirsl

Na craignez rien, Pasteurs : un enfaiu vient de

|naitre, Coocevez l'espoir le plus doux.

C'est le.Fils du Très-Haut, c'est Dieu, c'est voire

[maître, Qui veul vivre, habiter, et mourir parmi vous.

Dans sa cabane et sous ses langes

Allez le révérer.

Et partagez avec les anges

L'honneur de l'adorer.

Gloire au Très-Haut, paix aux fidèles Qui serviront leur Créateur.

Désespoir, larmes éternelles Aux ennemis du Dieu Sauveur.

Eveillons l'écho des montagnes, Bergers, précipitons nos pas.

Traversons nos froides campagnes Malgré la nuit et les frimas.

Suspends tes ravages Hiver rigoureux; Aquilons fougueux.

Fuyez ces rivages.

Oiseaux qu'en nos bois Leur souffle intimide, .j

Sur la branche humide Ranimez vos voix.

Hâtez-vous d'éclore Fleurs, parez nos champs; Ces heureux instants Valent bien l'aurore

Du plus beau printemps.

Lieu cham|)éirc, crèche adorable.

Tu nous remplis tl'amour, île rrspeet l't d'effroi.

Ml! i|uel mystère impénétrable!

0 précieux cnrani, nous espérons en toi.

Oni bergers, le Maître suprême, A daigné prendre un coips mortel.

C'est lui dont les astres du ciel Sont le superbe (li:idinic; Sous les traits d'un enfant vous voyez l'Eternel.

Sous SCS pieds l'éclair brille, et le tonnerre gronde; Pour les siècles futurs il forme un nouveau monde, C'est le Dieu fort, le I>icu (pii commande à jamais. Son trône est dans le ciel, son troue est sur la terre :

C'est le Dieu l'e la guerre,

Le prince de la paix.

Du pcu[)le saint auguste reine, Sion, Dieu vient à Ion secours; Triomphe, digne souveraine, Il fait reiuiîlre tes beaux jours.

Tu gémissais dans la poussière.

Jusqu'au trône de la lumière Elève ton front radieux.

Reprends le glaive et la couronne, Et ne crains jjIus de Babylone Les soldats, les rois, ni les dieux.

Que nos voix, que nos cœurs béni*<tnt L'heureux sort dont nous jouissons.

Tels qu'à la fête des moissons Les laboureurs se réjouissent, Tels que les soLlats s'applaudissent, Quand an bruit aigu des clairons

Du butin partagé, vainqueurs ils s'enrichissent;

Tels et plus satisfaits, grand Dieu, nous béi.issons L'heureux sort dont nos cœurs jouissent.

El vous, âmes des saints, c'est trop longtemps souf-

[frir ; Courez, volez aux cieux occuper votre place.

Pécheurs, recevez voire gràre.

Dieu lui-même vient vous l'olTrir.

Esclaves de l'idolâtrie, Vous êtes, comme nous, l'objet de son amour. De la mon passez à la vie. Ouvrez les yeux, voyez le jour.

Honneur, triomphe, gloire.

Au Dieu de l'univers.

Chantons, mêlons nos voix aux célestes concerts. Nuit à jamais célèbre ! éclatante victoire ! La mort et le péché sont rentrés dans leurs fers.

Honneur triomphe, gloire.

Au Dieu de l'univers.

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