POUR LA RÉSURRECTION DU SAUVEUR
Quel spectacle nous découvrent Ces nu;iges enllainmés I Les cieux s'ébranlent, ils s'ouvrenl, El ne seront plus fermés.
Ainsi vos cruautés sont vaines, Déicides, pleins de fureur.
"Vos sacrilèges raaius au corps d'un Dieu vsiii.iiieii. Ont cru donner des chaînes ; Quelle espérance et quelle erreur!
Dis-moi, malheureuse Soiyme, Reconnais-tu l'hutable victime Dont tu viens de trancher les jours?
Il est mort, pleurant sur ton crime, Pleure toi-mOme, et pour toujours.
Qu'il est différent de lui-même !
Quels rayons partent de ses yeux L'enfer s'épouvanie et blasplième.
Le Sauveur des humains, leur moiiar<iue suprême, De l'arbre de la Croix vole au triiiie des t ieux.
Quel éclat se répand sur la nature entière !
Quand des ténèbres du chaos La voix de l'Eternel appela la lumière, Quand du soleil naissant il traça la carrière,
Ces premiers jours furent moins heauv,
Dieu so |irépnro h nous absoudre ; L'Ange, plus brill.nit ipic l'éclair.
Kl plus ra|iid(; (|u() l.i foudre.
Descend des campagnes do l'air. O terreur soudaine ! ù surprise I Sa main fra|i|:o la picrie, et briso Le sceau des juges d'Israël : , Les soldats renversés jiar lerre, Altendenl qu'un coup de loiiuerro Les écrase el venge le ciel.
Oucllc rage, quelle tristesse Dévore le persécuteur 1 Le saint troupeau plein d'allégresse Court au-devanl de son pasteur.
Le troisième aurore so lève.
Il se montre à ses einiemis ; El ce dernier [irodige achève Les miracles qu'il a promis.
Ce n'est point le secours d'une force étrangère Qui rend à l'univers son monarque et son père : Luiiuème ouvre à nos yeux le tombeau dont il
Et dans ses mains invincibles, [sort.
Il porte les clefs Icrribles
De l'enfer elde la mort.
Peuples qu'il a sauvés, son triomphe est le vôtre. Célébrons sa gloire et la nôtre.
De nus premiers aïeux le ciime est effacé.
Les chœurs célestes applaudissent, Les démons enchaînés rugissent ;
Dieu reprend son empire, et leur règne est passé.
Triompliez nations fidèles; Recevez ses faveurs nouvelles, Les anges de la mort ont fui.
Mortels, qu'il invile à le suivre, Volez, hâlez-vous de revivre Pour régner aux cieux avec lui.